on peut ajouter à cela , qu'Antiochus n'é
(!) Matth. XXVI, 52, Tert. Apolog. ch. 38, etc. XV, tiX£' *' 2?; ** Mach-*>«>, «9,
tait souverain des Juifs que par usurpation, son royaume môme appartenant à Démétri us , (ils du roi séleucus 1).
l.e peuple de Dieu était donc en droit de se diiivrer de sa tyrannie , aussitôt qu'il se trouverait en état de secouer son joug , comme avaient fajt autrefois les Israélites sous la conduite de Cédèon et des autres juges suscités de Dieu, pour les délivrer de la servitude des MacUanites, des Ammonites, des Philistins, etc. (2).
/>. De quelle tribu et de quelle race était Mathatias ?
/?• De la tribu de Lévi, et de la race d'Aaron ; car nous voyons que Judas Machabée , son (ils , fit dans le temple les fonctions de sacrificateur, et que Jonathas, son autre fils, fut établi grandprêtre; ce qui ne convenait qu'aux descendants d'Aaron (3>
Z>. Quelles ont été les actions les plus célèbres de Judas Machabée?
/?• il remporta un grand nombre de victoires, ou sur Antiochus, ou sur les rois de Syrie , ses successeurs, ou sur plusieurs peuples voici) 1. Machab.VII, 4.
(2) Voyez le livre ries Juges et THist. des Mâchabées, et surtout le l.liv.cb. XV, 33 et 34.
(3) Voyez les Machab. Itv. 1, ch. IV , 42, el X, 20 et suiv. Hr. 2, enap. X , 1 , 3, 4, 25 et 26 , etc.
198 PART. I, SECT. I , CEkV. IV, S XX!.
gins de la Judée, il prit Jérusalem ; il purifia le temple, et en fit la dédicace; il institua une fête à perpétuité pour honorer la mémoire de cette dédicace , féte que Jésus-Christ a célébrée (l). il ne se confia que dans la puissance du seigneur ; il eut un courage intrépide : l'éclat de ses victoires et de son mérite rendit son nom célèbre par toute la terre. Enfin , il fut tué dans un combat qu'il soutint avec huit cents hommes contre une armée formidable, et il donna, dans cette journée, des preuves étonnantes de sa foi et de sa valeur f2).
D. Qui furent les successeurs de Judas Machabée, pour la conduite de l'armée et du peuplejuif?
R* Le premier fut Jonathas, qui dans la suite réunit en sa personne le pouvoir temporel avec l'autorité spirituelle de grand-prêtre (3) i à Jonathas succéda Simon, son frère, qui se rendit très-célèbre par sa valeur et "par sa Vertu , et qui , le premier de sa nation , depuis le retour de Babylone, fut le maître paisible et absolu de toute Và Judée; il fut tué dans un festin par trahison (4) , et laissa, par sa mort, la
(1) Jean X, 22.
(2) Voysz les deux livres des Machabées.
(3) 1. Mâchai»/ X, 20, 65,
(4y 1. Mdchab. XIII , 3 etsuiv. XIV , 4 et suiv. XV , Cet.SijXVl^etsuiv.
flIST. DE LA. RELIG. DEPUIS LE PÉCHÉ. 199
souveraine sacriflcature et la principauté à Jean , son (ils , qui fut surnommé Hircan (1).
Celui-ci eut pour successeur Judas j surnom* mé Aristobule , qui , le% premier depuis le retour de; la captivité de Babylone, prit la qualité de roi des Juifs. Après lui régna Alexandre , surnommé Jannsus. Celui-ci eut deux fils d'Alexandra, sa femme , savoir , Hircan et Aristobule-Alexandra fut reine des Juifs, après la mort de son mari, 6t mit la souveraine sacriflcature et la couronne sur la tète d'Hircan; mais cette reine étant morte , Aristobule fit la guerre àson frère ,et le dépouilla de son royaume*
Sous le règne d'Aristobule , les Romains, dont l'armée était commandée par Pompée-le-Grand, se rendirent la Judée tributaire.
Pompée rétablit Hircan, qui l'avait appelé à son secours , sans lui permettre néanmoins de porter le titre de roi , et emmena Aristobule à Rome , pour servir à la gloire fie son triomphe.
Pacorus , roi des Parthes, vint en Judée , déposa Hircan, et mit en sa place Anligonus, fils d'Aristobule.
Mais bientôt après , Hérode , surnommé le Grand, qui n'était point juif de naissance , mais
(1) I. Machab. XVI, 21 et suiv.
200 PART. I , SBCT. I , CH. IV , g *X4.
tduméen, obtint des Romains la permission de porter le titre de roi des Juifs : il alla aussitôt en Judée faire la guerre à Antigonus , qu'il défit. Après cette victoire, il régna paisiblement; ce fut vers la fin de son règne, que Jésus-Christ, le Sauveur des hommes , vint au monde.
Après la mort d'Hérode , qui arriva peu de temps après la naissance de Jésus-Christ , ses états furent partagés entre ses enfants , par Auguste , empereur des Romains , qui en donna la moitié à Archélaûs , sous le titre d'ethnarchie , et partagea le reste entre Hérode Antipas et Philippe, frères d'Archélaûs, sous le titre de tétrarchie*
Au bout de neuf ans et quelques mois , Auguste déposséda Archélaûs, l'envoya en exil à vienne dans les Caules, où il mourut, et il réduisit les états de ce prince en province romaine.
Nous voyons dans saint Luc (1) , que quand Jésus-Christ commença les fonctions publiques de son ministère, c'est-à-dire vingt ans environ après ce que nous venons' de rapporter de la disgrâce d'Archélaûs , la terre sainte était partagée en quatre portions , savoir , t.* la Judée propremenf dite, qui contenait alors l'idu-
(l)Chap. III, t et 2.
IITST. DE Ik RCLTGt DEPUIS LE PÉCHÉ. 201
mée et la samarie , c'est-à-dire , tous les éfete d'Archélatis , dont Pilate était gouverneur pour les Romains, qui en étaient les souverains ; 2.» la Galilée , dont Hérode Antipas était tétrarque ; et c'est cet Hérode dont il est parlé dans l'histoire de la passion de Jésus-Christ ; 3.o pâturée et la Trachonite , dont Philippe , frère d'Antipas , était tétrarque ; 4.o le pays d'Abilène , dontLisinias était tétrarque; mais le pays d'Abilène appartenait plutôt à la Syrie qu'à la Judée.
Ainsi , les Romains étaient alors seuls maîtres de la ville de Jérusalem et de la moitié de la terre sainte. II s'en fallait peu qu'ils ne le fussent aussi de tout le reste; car ils traitaient les télrarques a peu près comme des sujets , quoique ces princes fussent souverains, et que communément on leur donnât le titre de roi, comme il parait par l'Ecriture sainte (l).
Archélaûs, Antipas et Philippe ne furent pas les seuls enfants d'Hérode-le-Crand ; il avait eu avant eux Antipater , Alexandre et Aristobule , qu'il avait fait mourir tous trois.
Agrippa, qui fut l'aîné des enfants d'Arislobule , se voyant sans états , alla à Rome sous l'empire de Tièère. H en fut d'abord mal reçu : il s'insinua ensuite dans ses bonnes grâces;
(1) Marc. VI, 14, etc.