PART. I, SFCT. 1, CHAP. IV, § XXI
en fils; ces deux derniers firent souffrir beaucoup de maux aux Juifs, pour les porter à changer de religion.
tri ce temps-là vivait Antlochus, surnommé le Grand , roi de Syrie, qui se joignit à Philippe , roi de Macédoine, pour dépouiller Ptolomée-Epiphanes , roi d'Egypte , de son royaume. La Judée fut alors dans des vexations continuelles de la part de ces princes.
Antlochus , roi de Syrie ,'eut pour successeur Séleùcus-Philopator, qui, touché de la piété du souverain pontife Onias , lui fournit tout ce qui était nécessaire pour les dépenses des sa* .enflées.
Séieucus eut pour successeur Antlochus f surnommé Epiphanes , c'est-à-dire , l'Illustre , qui se rendit célèbre par ses impiétés; car il chassa le saint pontife Onias; il se rendit le maître de la souveraine sacrificature, laquelle il donna et ôta, selon sa fantaisie , tantôt à l'un, tantôt à l'autre : il pilla le temple de Jérusalem: il voulut obliger les Juifs à Changer de religion; 11 fit mourir, pour ce sujet, le saint homme Eléazar , et fit souffrir les plus horribles supplices aux sept frères Machàbées et à leur raèrè; et il fit tuer, en un jour de sabbat, tous ceux qui s'étaient assemblés pour les sacrifices ; enfin, il mourut misérablement, par une Juste punition de Diçû^
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Pendant cette persécution d'Antiochus, Mathatias se retira, lui dixième, dans le désert, où il aimait mieux vivre d'herbes que de manger des viandes défendues parla loi.
Il prit ensuite les armes, et, après lui, son fils, le célèbre Judas Macbabée , pour la défense de sa religion et de sa nation (1).
Quoique les Juifs, jusqu'à Mathatias, aient vécu S3us la domination des princes dont nous venons de parler , ils ne laissaient pas d'avoir une espèce de sou> erainetè. La nation composait un corps de république^ qui était gouvernée par les giands-prètres ét par le conseil souverain de la nation, qui fut nommé sanhédrin; et ils étaient seulement tributaires des princes qui les avaient assujettis.
Etait-il permis à Matbatias et à Judas Macnabee, son lils, de prendre les armes contre le roi Antiochus , sous prétexte de venger la cause de la religion, que ce prince persécutait?
/?. 1° Il n'est jamais permis de se révolter contre l'autorité légitime des rois, sous prétexte de persécution et de religion. Jésus-Christ ne voulut pas que saint Pierre le défendit avec l'épée. Les premiers chrétiens ne se défendirent
(1) Voyez sur tout cela les livres des Machab. de Josèphe Iivi it et p de PHist: des JuiTs ; S. August. cité (le Dfcu , ïiv. h > ch. 45 , nv J9 2 el 3.
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Jamais contre les empereurs païens qui les persécutaient. Us auraient eu souvent la facilité de le faire ; mais ils n'opposèrent Jamais à ces persécutions d'autres armes que les prières et la patience; et s'ils se distinguèrent , ce fut par leur fidélité et leur attachement aux princes (l).
Les Juifs avalent les mêmes maximes ; Dieu leur avait ordonné de souffrir en paix leur captivité sous les Babyloniens, d'obéir à leurs princes , de prier pour leur prospérité (2).
Quand donc Mathatias, et, après sa mort Judas Machabée, prirent les armes contre Antiochus , pour se défendre et se tirer de l'oppression, ils ne le firent que par une inspiration surnaturelle, extraordinaire, clairement reconnue pour être toute divine, et par un zèle semblable à celui dont fut animé autrefois Pblnées contre les Israélites qui violaient la loi. • C'est ce que nous apprend l'Ecriture sainte , qui rapporte que Dieu même se déclara par des miracles pour les Machabées; et qu'en qualité de seigneur souverain , il ordonna positivement à Judas Machabée de prendre les armes (3).