PAR A. QUETELET
Mondum numeri reguntr
tuxelU$ I
CHEZ H. TARLIBR ET M. HAYEZ^
AVE DE LA lIOKTAGlfE.
M DGcc xxyni.
OUVKAGES DU MÊME AUTEUK ,
QV'OH TEOUYB CHEZ LE MÊME LIBEAIEE.
Positions de physique , on Rësnmë d'an cou»
de physique générale, 3 Tof. in- 18 (le 3« toI. paraîtra sous pen).
' Âttronomie élémentaire^ i yol. in-12.
Astronomie populaire ^ { vol. in-i8.
Recherches si r la population , les naissances f etc. y i vol. in-8o.
Correspondance mathématique et physique; Recueil périodique , in-8o , dont le 4« vol. parait actuéllemeut.
Pvétacc.
Ce petit ouvrage ji que je livre au public , est le résumé des leçons que je donne depuis plusieurs années au Musée de Bruxelles , pour servir d'introduction à mes cours de physiijue et d'astronomie. Il m'a paru que le calcul des probalUités , malheureusement trop négligé, devrait, d'après l'état actuel des lumières , servir de base à l'étude de toutes les sciences et particulièrement des sciences d'observation. La plupart de nos connais-
que le vulgaire apprécie vagueme] et comme par instinct , mais que philosophe ou du moins l'homme qi as|>ire à mériter ce titre , doit savo apprécier d'après des règles sûre Presque tous nos préjugés naissez de cette habitude de prononcer sv de simples aperçus , mais ils ne sav raient soutenir un examen rigoureux Partout où les ctoses ç>nt pu étr exprimées par des nombres , on a pri
FRËFACE. m
pQiir objet i^e la considëration des jeux de hasard , prit bientôt un essor plps ëlevë ; il prêta sa lumière à l'homme d'ëtat pour régler les ëlectiops , pour examiner les modes d'organisation des tribunaux les plus avantageux : il guida la marche de l'observateur dans ses recherches sur les naissances et les décès; fixa les bases des sociétés d'assurances ^ jeta un nouveau jour sur le système de notre univers et donna naissance à la statistique , cet arsenal redoutable où l'orateur , en montant i la tribune , va prendre aujourd'hui ses armes les plus sûres.
Le titre de cet opuscule annonce
croix y de Parisot^ de l'îllustn Place f etc. , auxquels j'ai fait :
même de nombreux emprunts, leçons Xn et Xni sont extraite grande partie de l'excellente in duction aux recherches statistique la ville de^ Paris , qui est due a des géomètres les plus distingu cette époque : la réglé des dres carrés , qui n'était guère ployée que par les astronomes ^ dans les connaissances des \ •viafii^rnatiaues , V cst exposéc
PRÉFACE. y
observateurs les moins exerces aux calculs. Je dois cependant prévenir que je suppose dans mes lecteurs la connaissance des premières règles de Tarlthmétlipie , connaissance que , d'après Tëtat actuel de renseignement en Belgique , on peut raisonnablement supposer à toute personne qui sait lire et écrire. Je m'estimerai fort heureux si ce faible essai peut être de quelqu'utlllté , et ramener l'attention sur une branche des mathématiques éminemment en harmonie avec les progrès actuels des sciences.
-f- Plus 9 signe d'addition.
•«- Moins , signe de soustraction.
X MuUtpUép^r, signe de multi qiie]qaefi)is on le remplace par un po on écrira indistinctement 3 X 4 ou ^ indiquer ^e 3 doit être multiplie p nombres 3 et 4 sont les deux fadeur duît 42. Quand un même facteur < plusieurs Ibis dans un même produit ploie une notation plus simple , ainsi sente 3 X 3, et 53 représente 5 X 5 i
Four indiquer qi^me quantité doit êi par une autre , on écrit la première aula seconde, en séparant Tune de Tau
SDB LES SIGNES, ETC. yii
dire diyisë par 6. On dit que les nombres ëcrits de la manière prëcëdente , sont mis sons forme fiactionnaire ; 15 est le numérateur., et 6 est le dénominateur.
On nomnie carré <Fan nombre , le produit de ce nombre multiplie par lui-même ; par exemple, 25 et le carre de 5 ; 36 est le carre de 6. La racine carrëe d'an nombre est nne quantité telle qu'en la multipliant par elle-même , elle reproduit le- nombre propose : par exemple , 5 est la racine carrée de 25 ; 6 est la racine carrëe de 36. On indique de cette manière |/25 qu'il faat extraire la racine carrëe de 25; de même V^36 indique 6, la racine carrde de 36.
Pour montrer que deux quantités sont égales , on les sépare par le signe =.
SUK LE CALCUL