‹ Instructions pour l'observation des pluies, neiges, températures et divers phénomènes [microform]Chapitre 4 sur 15 · TT · texte numérisé non relu

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Autant que possible, l'appareil doit toujours être installé à proximité du sol de préférence aux élévations, parce que, pour certaines causes restées jusqu'ici inexpliquées, un pluviomètre placé sur un toit emmagasine beaucoup moins d’eau de pluie que s’il était près du sol. Lorsqu'on ne peut trouver un endroit convenable à terre, on aura soin de consigner le fait, en indiquant à quelle hauteur et

dans quelles conditions est faite l'installation.

(6) Comment procéder avec l'appareil. Portez au dehors le second petit récipient de rechange. Enlevez la partie supérieure de l’appareil constituée par l’orifice et l’entonnoir. Retirez le petit récipient qui se trouvait dans le pluviomètre et remplacez-le par celui de rechange, à moins que la pluie n’ait été plus que suffisante pour remplir le premier; en ce cas, si la pluie a momentanément cessé*, il faut rapporter le grand récipient avec le petit qui est plein, à la maison ou dans l'endroit où est l’éprouvette, afin de procéder au mesuraget.

Mesurez la pluie dans l'éprouvette en pouces eubes, en dixièmes, et en centièmes approximatifs. Si la pluie donne plus de 5 pouces cubes, remplissez l’éprouvette exactement jusqu’à la marque de 5 pouces une ou plusieurs fois; mesurez ensuite le reste et additionnez les différents mesurages. Ainsi, si la pluie remplit deux fois l’éprouvette à la ligne de 5 pouces, puis 3 des grandes divisions et 4 des petites, on aura comme contenu un volume de 13,4 pouces, ce qui donne 1.34 pouce de profondeur.

Pour lire l’éprouvette, il faut la placer sur une table fixe et bien de niveau, en bonne lumière, et mettre l'œil juste au niveau de la surface de l’eau.

(7) Diverses précautions. —$’il tombe une neige sèche, on pourra mettre sur l'appareil un couvercle fourni à cette fin; mais si cette neige est fondante ou mêlée à la pluie, de sorte qu’elle ne séjournerait probablement pas sur le sol et ne pourrait être mesurée comme neige, le pluviomètre ne doit pas être couvert, le tout mélangé de pluie et de neige doit être traité comme eau de pluie.

Si l’appareil est découvert pendant une chute de neige sèche, tout ce qui en est entré dans l'appareil doit être rejeté au dehors avant que la pluie commence; dans le cas où on aurait oublié de le faire, la quantité de précipitation reçue dans l'appareil doit être réduite du dxièmef de l'épaisseur de neige reçue dans l'appareil pendant qu'il était ouvert.

Comme il est impossible d'empêcher l'introduction de la rosée, de la grêle, ete., dans l'appareil, toute cette humidité, à l’exception de la neige qui peut y être tombée sèche et subséquemment liquéfiée, sera traitée comme eau de pluie.

Dans le cas de gelée subite ou en perspective, il faut s'empresser de mesurer l’eau déjà reçue dans l'appareil, au lieu d'attendre l'heure régulière, de peur que l'appareil ne crève sous l’action de la glace.

L'éprouvette et le récipient de rechange doivent être soigneusement essuyés après chaque observation et tenus au sec. *

(*) Si, au moment de l'observation, la pluie continue de tomber et que l'observateur prévoie qu’elle sera plus que suffisante pour remplir le petit récipient, il devra aller chercher un vase ropre et bien see pour recevoir l'eau de pluie qui sera ensuite mesurée à la maison. De cette Le on pourra laisser l'appareil continuer à recevoir l’eau de pluie, et il n'en sera rien perdu. (t) L'éprouvette ne doit jamais être introduite dans le récipient, ? Pour les raisons mentionnées à l'article 11, 4e ligne, cette déduction est probablement un peu excessive.

* Il serait bon, pour préserver l'appareil de la rouille, de prendre l'habitude d'en essuyer toutes les pièces après chaque observation, à moins qu'il ne pleuve alors. Pour la même raison, il serait désirable que les parties intérieures de l'instrument fussent de temps à autre exposées à l'air lorsque le temps est beau.

(8) Les heures du mes-rage.—Si les observations étaient également praticables à toute heure, sans s’occuper de la convenance personnelle des observateurs, la meilleure heure à adopter, lorsqu'il ne se fait qu’une observation par vingt-quatre heures, serait certainement À la fin de la journée météorologique, c’est-à-dire à minuit; on aurait alors la quantité de pluie tombée dans le cours de la journée. C’est ainsi qu'aux stations où minuit est l’une des heures régulières fixées pour d’autres genres d'observation, on fait alors le mesurement de la pluie en plus de celui qui a lieu à l’heure commune à toutes les classes de stations. Quant au choix d’une heure réglementaire pour tous, comme le matin convient mieux à la grande majorité des personnes qui sont alors moins sujettes à s’absenter de la maison, il est préférable en somme, lorsqu'il ne se fait qu’une observation par jour, d'adopter 7 heures du matin pour le mesurage des pluies.

Pour l'observateur consentant à‘faire deux mesurages réguliers par jour, l’autre heure devrait être 9 heures du soir.f

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