SECTION II DE LA MESURE DE LA NEIGE
(9) L'opération a deux objets en vue :
(1) Constater l'épaisseur moyenne de la neige tombée sur le sol dans un temps donné.
(2) La profondeur d’eau représentée par cette neige lorsqu'elle est fondue.
(10) Comment on mesure l'épaisseur —La méthode la plus simple est au moyen d’une baguette graduée en pouces. La mesure doit être prise de la surface de la neige fraîche tombée à la surface du sol, où (s’il y avait déjà de la neige sur le sol au mesurage de la veille), à la surface de la neige qui couvrait alors la terre. Les observateurs experts peuvent estimer assez bien l'épaisseur sans l’aide d’une baguette.
La mesurage doit se faire en deux ou plusieurs endroits où la neige est plane et ne semble pas avoir formé de bancs; la moyenne peut alors être prise pour l’épaisseur.
(11) Equivalent de la neige en profoudeur d'eau. —Quelques-uns laissent leur pluviomètre ouvert, croyant que la neige qui s’y introduit égale en volume celle qui tombe sur le sol. Cela peut être assez juste lorsque le temps est parfaitement calme, mais au moindre vent, l'appareil reçoit une légère partie de la neige qui tomberait sur la terre ; il est facile de s’en convaincre en examinant le mouvement des flocons aux approches de l'appareil. Cette méthode étant rejetée comme manquant de précision, en voici deux autres qui peuvent servir:
(1) Mesurer la profondeur comme il est dit à l’article 10, et prendre comme acquis que dix pouces de neige donneront. liquéfiés, un pouce d’eau. D’après une longue série d'expériences faites sous ln direction du feu Général Sir H. Lefroy, ci-devant directeur de l'Observatoire de Toronto, on en est venu à la conclusion que cette relation de 1 à 10 est exacte en moyenne. On n'affirme pas qu’elle l’est dans tous les cas, car la neige varie en densité; mais dans l’ensemble les erreurs auxquelles on s’exposcrait en l’acceptant comme juste ne sont pas plus consi-
Ÿ Quelques observateurs mesurent la pluie dès que le temps s’est éclairei, ou immédiatement après une forte averse. En ce cas, la profondeur alors constatée devrait être notée temporairement dans un cahier de poche, sauf à être ajoutée ensuite au mesurage pris à {a prochaine heure réglementaire,
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dérables que celles qui résultent d’autres méthodes souvent réputées plus précises,
(2) Le second moyen de trouver l'équivalent d’eau consiste à faire fondre la neige recueillie, au moyen d’un appareil appelé nivomètre.
Cet appareil consiste en un cylindre creux en métal, ouvert aux deux bouts, long d'environ douze por'*es, et dont la section transversale a une superficie égale à l’orifice du pluviomètre.
La manière de s’en servir consiste à le plonger verticalement dans la neige plane jusqu’à ce que son extrémité inférieure touche la surface de la neige tombée depuis la fin de la précédente période, ou jusqu’à ce qu’elle atteigne le sol s’il n’y a pas eu de nouvelle neige dans l'intervalle.
Enlevez un peu de la neige environnante, glissez une feuille de tôle sous l’appareil, que vous soulevez avec son contenu; faites fondre la neige et mesurez l'eau qu’elle a rendue.
Comme la neige peut être d'inégales profondeur et densité en différents endroits, il est bon de répéter l'opération en deux endroits ou plus, et de prendre la moyenne des solutions.
La fusion ne doit pas se faire sous l'action directe du feu, à cause de la déperdition par évaporation qui en résulternit. Il est préférable de mettre la neige dans un vaisseau haut et étroit de manière à diminuer la surface d'évaporation, et d’y répandre l'entier contenu d’un vaisseau entièrement rempli d'eau chaude. Le tout doit être ensuite agité jusqu'à complète liquéfaction de la neige; on en retire alors juste assez d’eau pour remplir le vase d’où l’eau chaude a été prise; l'eau qui reste est enfin mesurée de la même manière que l’eau de pluie.
(12) Heures auxquelles on mesure la neige.—Les heures de mesurage pour la neige doivent être exactement les mêmes que pour les eaux de pluie, *