CHAPITRE III
Disposition Tous les fours à tuiles peuvent servir à la cuisson tuyau* des tuyaux de drainage. Les tuyaux sont disposés iMton». verticalement les uns à côté des autres. Quand on cuit en même temps, ce qui a presque toujours lieu , Ües tuyaux de grosseurs différentes , on in- - troduit les plus petits dans les plus gros, pour ménager la place et s’opposer à l’irrégularité que produiraient, dans le tirage, des canaux entièrement libres et d’un fort diamètre.
Forma Les fabricants spéciaux de tuyaux de drainage des Coiira, em pi 0 i en t généralement, dans les établissements
d’importance moyenne , un four à coupole dont les figures 99 et 100 indiquent suffisamment la disposition.
Le combustible est placé sur les grilles des alandiers disposés à la circonférence de la base du fourneau.
La figure ne représente pas les carneaux construits dans le prolongement des alandiers, ni le parquet en briques sèches posées en échiquier à jour au-dessus des carneaux qui composent les conduits de flamme, et sur lequel on place ces
Fie. 01).
Four à coupole.
(Échelle de 0,01.)
Fio. 100.
Plan en dessus et coupe horizontale d’un four à coupole. * (Échelle de o,oi.)
tuyaux. Ces détails ne pourraient être rendus que par une figure à grande échelle. Ils ne different pas, d’ailleurs, des parties analogues des fours à tuiles ordinaires, dont tous les ouvriers briquetiers connaissent parfaitement la disposition.
Le fourneau que l’on vient de décrire est en brique commune, garni intérieurement d’une chemise en argile réfractaire. Quelques fourneaux sont même entièrement en terre, et construits d’une manière analogue aux ouvrages en pisé.
On peut cuire à la fois, dans un four de cette espèce, 3o à 35,ooo tuyaux de o ra ,o&5 de diamètre extérieur, disposés verticalement les uns au-dessus des autres. La cuisson duré de 33 à 35 heures et consomme 3 à h tonnes environ de houille de qualité moyenne.
On défourne ou 36 heures après l’extinction du feu, en démolissant la cloison légère établie, après l’enfournement, dans la porte ménagée dans la paroi du four.
Deux fours semblables au précédent suffisent pour cuire le produit de la fabrication d’un bon tonneau broyeur et de deùx machines analogues à celle représentée par les figures 85 et 86.
En supprimant les grilles et en modifiant légèrement la forme des alandiers ,' on peut employer du bois ou des fagots , au lieu de houille , dans le four précédent.
Le pouvoir calorifique du bois et des fagots est trop variable, avec la qualité de ces produits, pour qu’il soit possible d’indiquer d’une manière exacte la quantité de ces matières nécessaire à la cuisson d’une fournée de tuyaux. En général, la houille doit être préférée au bois toutes les fois que son prix n’est pas trop élevé.
Les figures 1 o 1 et 102 indiquent la disposition d’un four de campagne provisoire entièrement en terre, à l’exception des carneaux et des alandiers. Ce four est circulaire, il a 3 m , 3 o de diamètre et 9 m ,i 5 de hauteur environ. La terre damée qui forme les murs peut être prise, si elle est de
Coupe verticale. Elévation.
Fig. 101.
Four de campagne en terre.
(Échelle de o,oi.)
Coupe au niveau des alandicrs. Plan supérieur.
Fig. 102.
Four de campagne en terre.
(Échelle de 0 , 01 .)
bonne qualité, dans une tranchée de i“,ao ouverte au pied du fourneau, et dans laquelle débouchent les alandiers , au nombre de trois quand on consomme du bois, et de quatre, si l’on employait de la houille.
Il entre environ 1,900 briques dans la construction de ces parties de fourneau. Il en faudrait un peu moins pour un four à houille, mais on aurait besoin, en outre, de quelques barres de fer pour former les grilles.
Le four que l’on vient de décrire coûte de 1 a 5
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CUISSON DES TUYAUX, à i5o francs. Il peut contenir 1 environ 3o,ooo tuyaux de o m ,o35 de diamètre.
Coupe suivant *,/, g, h de la figure 105 .
(Echelle de 0,01.)
1 On peut évaluer d’avance , d’une manière approximative , le nombre de tuyaux cylindriques qu'il est possible de placer les uns à côté des autres dans un espace donné , en prenant les 6/7 du rapport de la section des tuyaux à celle de l’espace donné. Dans un four cylindrique d’un rayon R , chaque étage de tuyaux
d’un diamètre r en contiendra 6/7. — .
Le four précédent donne une cuisson moins égale que le four à coupole. Les tuyaux placés à la partie supérieure doivent toujours être passés au feu une seconde fois. Il est d’ailleurs inutile d’ajouter que le four doit être construit sous un hangar léger, pour le mettre à l’abri de la pluie.
Les figures io3, io4 et io5 donnent les détails de construction d'un petit four très-commode et fort économique.
Ces figures n’exigent aucune explication particulière. Ordinairement, on réunit a ou mieux 4 fours semblables autour d'une même cheminée.
Dans ce dernier cas, il y en a toujours deux en feu pendant que l'on charge, que l’on décharge ou que l’on répare les deux autres.
Un seul chauffeur à la fois suffît pour les diriger.
Chacun de ces fours peut contenir 8 à î a mille tuyaux. La consommation en combustible, par mètre de tuyaux cuits , n’est que peu supérieure à celle des fours à coupole. Mais ceux-ci sont plus
Fig. 104.
Plan suivant a, b, c, d de la figure 105.
(Échelle de 0,01.)
Fio. 105.
Coupe longitudinale d'un four rectangulaire à tuyaux.
(Échelle de 0,01.)
faciles à conduire et donnent, à soins égaux, une cuisson plus régulière.
LOI DO 10 JUIN 1 85 A SUR LE LIBRE ÉCOULEMENT DES EAUX PROVENANT DU DRAINAGB.
Article premier. Tout propriétaire qui veut assainir son fonds, parlé drainage ou un autre mode d'assèchement, peut, moyennant une juste et préalable indemnité, en conduire les eaux , souterrainement ou à ciel ouvert, à travers les propriétés qui séparent % ce fonds d’un cours d’eau ou de toute autre voie d’écoulement.
Sont exceptés de cette servitude les maisons, cours, jardins, pavés et enclos attenant aux habitations.
Art. 2. Les propriétaires des fonds voisins ou traversés ont la faculté de se servir des travaux faits en vertu de l’article précédent, pour l’écoulement des eaux de leur fonds.
Ils supportent dans ce cas, i° une part proportionnelle dans la valeur des travaux dont ils profitent;
a 0 les dépenses résultant des modifications que l’exercice de cette faculté peut rendre nécessaire; et 3°, pour l’avenir, une part contributive dans l’entretien des travaux devenus communs.
Art. 3. Les associations de propriétaires qui veulent, au moyen de travaux d’ensemble, assainir leurs héritages par le drainage, ou tout autre mode d’assèchement, jouissent des droits et supportent les obligations qui résultent des articles précédents. Ces associations peuvent, sur leur demande, être constituées, par arrêtés préfectoraux, en syndicats auxquels sont applicables les articles 3 et 4 de la loi du i4 floréal an xi.
Art. 4. Les travaux que voudraient exécuter les associations syndicales , les communes ou les départements, pour faciliter le drainage ou tout autre mode d’assèchement, peuvent être déclarés d’utilité publique par décret rendu en conseil d’Etat.
Le règlement des indemnités dues pour expropriation est fait conformément aux paragraphes a et suivants de la loi du ai mai 1 836.
Art. 5. Les contestations auxquelles peuvent donner lieu l’établissement et l’exercice de la servitude, la fixation du parcours des eaux , l’exécution des travaux de drainage ou d’assèchement, les indemnités et les frais d’entretien , sont portées en premier ressort devant le juge de paix du canton, qui, en pro-
nonçant, doit concilier les intérêts de l’opération avec le respect dû à la propriété.
S’il y a lieu à expertise, il pourra n’être nommé qu’un seul expert.
Art. 6. La destruction totale ou partielle des conduits d’eau ou fossés évacuateurs est punie des peines portées à l’article Û56 du Code pénal.
Tout obstacle apporté volontairement au libre écoulement 'des eaux est jiuni des peines portées à l’article £67 du même Code.
L’article /»63 du Code pénal peut être appliqué.
Art. 7. Il n’est aucunement dérogé aux lois qui règlent la police des eaux.