N° 120. — UN ATHÉE RÉCITE LE CHAPELET
Le fameux Yolnej^ faisait avec quelques-uns de ses amis une promenade sur la mer, le long des côtes de Baltimore, dans l'Amérique septentrionale. Tout à coup un vent violent s'éleva, et le frêle navire parut surle point de se perdre. Dans ce danger pressant, chacun se mit en prières : iM. de Yolney se saisit du chapelet que tenait une bonne femme, et se met à le réciter dévotement, autant que dura le péril. Quelqu'un s'approche de lui, au retour du calme, et lui dit avec une malicieuse bonhomie : « Moucher monsieur, il me semble que vous avez prié tout à l'heure ; à qui vous adressiez-vous donc, puisque vous soutenez qu'il n'y a pas de Dieu? — Ahl mon ami, répondit le philosophe tout honteux, on peut faire l'incrédule dans son cabinet, mais on ne l'est plus en présence delà tempête. »
N° 121. — l'a>'Gelus.
Par un bref du 14 septembre 1724, Benoît XIII accorde à perpétuité une indulgence plénière, le jour qu'on choisira, pourvu qu'on remplisse^es conditions ordinaires, aux personnes qui, chaque jour, à genoux et au son de la cloche, le matin, ou à midi, ou le soir, réciteront pendant un moisla prière qui nous rappelle si bien le grand mystère de l'Incarnation, c'est-à-dire V Angélus. — De plus, cent jours chaque fois qu'on le récitera avec un cœur contrit et repentant.
Pendant le temps pascal, au lieu de VAngelus^ on récite le Regina cœH, si on le sait. Si l'on n'entend pas
sonner V Angélus, on le récite à peu près à l'heure où on le sonne d'ordinaire. (Mgr. Bouvier. T?^aité des indulgences.)