OUATRIÈME ARTICLE OU SYMBOLE
A souffert sous Ponce-Pïlate, a été crucifié, est mort, a été enseveli.
Sommaire doctrinal.
Yoici en raccourci le grand tableau du grand événement delà passion et de la mort de Jésus-Christ.
Le Jeudi saint, vers les dix heures du soir, Jésus, après avoir célébré la dernière pâque et institué la sainte Eucharistie, quitta le cénacle pour se rendre à la montagne des Oliviers, éloignée du cénacle de près d'une demi-lieue. Ayant traversé le torrent du Cédron, il laissa huit de ses apôtres à une bourgade nommée Gethsémani, et prenant avec lui Pierre, Jacques et Jean , il entra dans un jardin qui était plus avant sur la montagne. Au fond du jardin il y avait une grotte qu'on a depuis appelé la grotte du calice cV amertume. Ce fut là que son âme fut remplie de tristesse etinon dée d'amertume, et après plusieurs heures de prière, il souffrit les angoisses d'une cruelle agonie.
Il était minuit passé, lorsqu'il sortit du jardin et s'avança avec ses disciples tous ensembleà la rencontre de ses ennemis. A quinze mètres de Gethsémani est un endroit marqué aujourd'hui par une chapelle bâtie en abside : c'est là que le Sauveur reçut le bai-
118 INSTRUCTIO.NS SOMIVIAIRES
ser de Judas, parla aux bandes venues pour le prendre, les empêchant de le toucher jusqu'à ce que, levant la barrière invisible qui les retenait, il leur donna plein pouvoir sur sa personne sacrée.
Les satellites le garrottèrent, et, rentrant dans la ville par la porte de Sion, ils le conduisirent d'abord chez Anne et peu après chez le grand prêtre Caïphe où ils avaient ordre de conduire leur prisonnier. C'est là que Pierre le renia trois fois. Caïphe l'interrogea touchant ses disciples et sa doctrine; sur ce point il ne put pas le condamner; mais il le condamna à mort pour avoir affirmé qu'il est Dieu et fils de Dieu. De là il fut conduit au tribunal de Pilate. Celui-ci, païen et romain, n'avait pour les Juifs que du mépris, mais il les ménageait dans la crainte d'être accusé par eux auprès de Tibère. Pilate ^yant reconnu l'innocence de Jésus aurait voulu le mettre en liberté; pour cela il recourut à plusieurs moyens. D'abord il essaya de faire appliquer à Jésus, par le peuple, le privilège pascal, qui consistait dans la délivrance d'un prisonnier à la fêle de pâques. Cetie tentative n'aboutit qu'à faire prélérer à Jésus l'infâme Barrabas. Ensuite il le soumit au supplice de la flagellation, espérant que les Juifs, satisfaits decetacte de cruauté cesseraient d'exiger la mort de Jésus, mais il n'en fut rien ; tous demandèrent avec de nouvelles instances sa mort, et finalement elle leur fut accordée.
Lorsque Pilate eut abandonné Jésus aux Juifs, leur permettant de le crucifier entre deux voleurs, on le chargea d'une lourde croix qu'il porta sur le Calvaire où il tut crucifié et mis à mort. C'est là que fut consommée la rédemption du genre humain.
SUR LA DOCTRINE CHRETIENNE IjO