‹ Instructions sommaires sur la doctrine chrétienneChapitre 11 sur 318 · N° 3. — GERSON CATÉCHISTE · texte numérisé non relu

N° 3. — GERSON CATÉCHISTE

Gerson, le célèbre chancelier de l'Académie de

Paris, regardé avec raison comme un des plus grands hommes de son siècle, faisait lui-même publiquement le catéchisme aux enfants, les jours de fête. Quelques-uns de ses collègues, beaucoup moins savants que lui, se permirent de le censurer ; il les laissa dire et continua longtemps encore son œuvre de charité. Bien plus, il recommandait à toutes les personnes capables de le faire de s'adonner à ce ministère, parce qu'il n'est rien qui contribue davantage à la glorification du nom de Dieu.

^To 4 — SAINT FRANÇOIS DE SALES.

Monsieur Hamon, historien de saint François de Sales, raconte que notre saint étant encore tout jeune apprenait avec une admirable docilité les prières que sa mère lui enseignait. Quand il fut en état d'apprendre le catéchisme, il reçut avec bonheur les nouvelles leçons que lui donnaient sa vertueuse mère et M. l'abbé Déage. Il était tout heureux d'entendre parler de Dieu et de la rehgion. Toujours attentif, il écoutait avec une avidité merveilleuse ceux qui l'instruisaient. Dès qu'il savait un certain nombre de réponses et que la leçon était finie, il sortait tout joyeux, convoquait les enfants du voisinage à l'aide d'une petite clochette qu'on lui avait donnée pour son divertissement, les rangeait en cercle autour de lui, leur récitait ses réponses, puis les leur faisait redire à eux-mêmes par petites phrases coupées jusqu'à ce qu'ils les sussent.

Plus tard, lorsqu'il fut évêque de Genève, son premier soin fut de rétablir les catéchismes dans son

diocèse. Il faisait lui-même celui d'Annecy, après avoir envoyé par toutes les rues de la ville un jeune homme, pourcrier en agitant une clochette : a Venez, venez à la doctrine chrétienne, on vous y apprendra le chemin du paradis. «

Page 1