‹ Instructions sommaires sur la doctrine chrétienneChapitre 121 sur 318 · N^ 147. — JÉSUS-CHRIST EST DESCENDU AUX LIMBES · texte numérisé non relu

N^ 147. — JÉSUS-CHRIST EST DESCENDU AUX LIMBES

Jésus-Cbrist est descendu aux limbes pour délivrer les âmes justes qui y attendaient sa venue. Pendant ce temps, son corps déposé de la crois fut mis dans un tombeau d'où il sortit vivant le troisième jour. Le tombeau du Sauveur a toujours été vénéré par les chrétiens et il l'est encore aujourd'hui. Au moyen âge il fut un instant sous la domination des infidèles, mais il fut reconquis par les Croisades.

Au rapport de Pierre-le-Vénérable, chaque année, au jour du Samedi-Saint, un feu miraculeux descendait du ciel et allumait, à la vue de mille spectateurs, les lampes disposées autour du saint Sépulcre. — Le moine Bernard, qui fit, en 870, le pèlerinage de Terre- Sainte, affirme, dans son itinéraire, avoir été témoin de ce fait miraculeux. Il en est parlé dans l'ancien pontifical de l'église de Poitiers, écrit il y a plus de 800 ans. (Guillon, t. 25. — jMartène, Thésaurus anecdotorum.)

N 148. — tomb;:au de jésus-christ.

Saint Augustin raconte lui-même un miracle éclatant, opéré par un peu de poussière prise au tombeau de Jésus-Christ. La maison d'Hespérius, homme de qualité, était devenue comme un repaire de démons : par la malice de Satan, furieux de ne pas compter Hespérius parmiles siens, il s'y passait des choses à faire dresser les cheveux sur la tête. Au retour d'un pèlerinage en Terre-Sainte, un de ses amis lui donna un peu de terre recueillie au Saint-Sépulcre. Hespérius la mit dans un de ses appartements, y fit célébrer la messe, et obtint bientôt l'effet de ses prières. Cette merveille fit beaucoup de bruit dans le voisinage, et saint Augustin, qui rapporte ce trait, voulut voir luimême la maison ensorcelée; c'était ainsi qu'on l'appelait. Sur la permission du saint évêque, Hespérius fit bâtir une chapelle en cet endroit, et lorsque l'édifice fut achevé, un jeune homme, paralytique, s'y fit transporter et y trouva une guérison parfaite.

Evidemment, le tombeau de Jésus-Christ, selon l'oracle d'Isaïe, a été couvert de gloire. (Lassausse, Explication du Catéchisme de l' Empire.)

RÉSURRECTlOxX DE JÉSUS-CHRIST

Sommaire doctrinal.

Après la mortignominieuse de Jésus-Christqui arriva le vendredi soir, sur les trois heures, son corps fut déposé

dans un sépulcre tout neuf, taillé dans le roc. Comme il avait annoncé qu'il ressusciterait le troisième jour après sa mort, les Juifs, qui ne croyaient point à cette prédiction, firent garder son tombeau par des soldats, pour empêcher ses disciples de l'enlever et d'affirmer ensuite qu'il était ressuscité. Le matin du troisième jour l'homme-Dieu opéra, comme il l'avait prédit, le grand miracle de sa résurrection. A l'heure marquée dans les décrets éternels, cet adorable Sauveur, victorieux de la mort et de l'enfer, sortit radieux de son tombeau, sans briser le roc dans lequel il était taillé, sans remuer la pierre qui en fermait l'entrée, sans endommager les sceaux qu'on-y avait apposés. En ce moment eut lieu un grand tremblement de terre... Un ange, descendant des cieux, renversa la pierre qui scellait l'entrée du sépulcre et s'assit dessus. Son visage était brillant comme l'éclair, ses habits plus blancs que la neige. A cette vue les gardes furent saisis d'une grande frayeur et restèrent comme morts. Revenus à eux-mêmes, ils prirent aussitôt la fuite et se retirèrent.

Cependant les saintes femmes qui venaient au sépulcre pour embaumer le corps de leur divin Maître, se disaient entre elles : « Qui nous ôtera la pierre de l'entrée du sépulcre? » car elles se souvenaient que la pierre é!ait énorme. Mais quelle ne fut pas leur surprise, lorsque, arrivées au sépulcre, elles virent que cette pierre avait été renversée et que le tombeau était ouvert. Deux anges les rassurèrent en leur disant : « Ne craignez point ; Jésus que vous cherchez n'est point ici, il e^t ressuscité. Allez vite en porter la nouvelle à ses disciples. » Le vainqueur

delà mort, après s'être montré aux saintes femmes, à saint Pierre, se manifesta aux autres apôtres, un grand nombre de fois, pour rendre le fait de sa résurrection certain et irrécusable. Tel est le récit abrégé de la résurrection du Sauveur.

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