‹ Instructions sommaires sur la doctrine chrétienneChapitre 127 sur 318 · W' 156. — LE PARADIS EST A VOUS · texte numérisé non relu

W' 156. — LE PARADIS EST A VOUS

On lit dans la vie de saint Philippe de Néri, qu'il y avait au couvent de Sainte-Marthe une religieuse nommée Scholastique Gazzi, qui vint un jour le trouver à la grille du parloir et lui faire connaître une pensée qu'elle n'avait jamais révélée à personne. C'était la conviction où elle était qu'elle serait damnée. Saint Philippe ne l'eut pas plutôt aperçue, qu'il s'écria : « Que faites-vous, Scholastique, que faites-vous? Le » paradis est à vous. — Hélas I mon Père, répondit- )) elle, je crains qu'il n'en soit tout autrement : je

)> sens que je dois être damnée. — Non, répondit le » s;iint ; je vous dis que le paradis est à vous et je » vais vous le prouver. Dites-moi, pour qui Jésus- » Chbist est-il mort? — Pour les pécheur.s, reprit- )) elle. — Eh bien? continua saint Philippe, qu'ôles- » vous? — Une pécheresse. — « Donc, conclut le » saint, le paradis est à vous, bien à vous, parce qne » vous vous repentez de vos péchés. » Cette conclusion rendit la paix au cœur de la sœur Scholaslique. Désormais la tentation la quitta et cessa de l'inquiéter. Au contraire, ces douces paroles : « Le paradis est à vous, bien à vous », retentissaient sans cesse à son oreille. Pécheurs, si vous le voulez, le paradis est à vous, bien à vous. [Bulletin de saint François de Sales.)

N. 157. — AMEN, fiai! fiât!

Après trois mois d'une grave maladie, les médecins annoncèrent à saint Louis de Gonzague qu'il ne pouvait guère compter qu"e sur huit jours de vie. Ravi de joie, Louis dit au jeune frère qui le premier entra dans sa chambre : « Savez-vous la bonne nouvelle qu'on vient de m'apprendre? Je n'ai plus que huit jours à vivre : Disons, je vous prie, un Te Deum, pour remercier Dieu d'un si grand bienfait. » Ainsi pensent, ainsi parlent les saints. Imitons-les dans leurs sentiments, et nous les imiterons dans leurs vertus. [Vie du saint.)

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