N° 154. — SAINT MARTIN
Un illustre pontife, la gloire de la France, saint Martin allait mourir; ses disciples, ses prêtres en pleurs environnaient sa couche, et, pour soulager un peu ses douleurs, quelques-uns le soulevant doucement, essayaient de le reporter du côté opposé. Mais
il leur dit : « Laissez-moi plutôt comme je suis : Sinite me poilus cœlum aspicere, laissez-moi voir le ciel. »
N°155, LE Clt;L EST NOTRE VÉRITABLE PATRIE.
Lorsque saint Pamphile reçut la palme du martyre, quelques jeunes gens, nouvellement convertis, volèrent à la mort avec lui. Lorsqu'on leur demanda, entre autres choses, où était leur patrie : « Là haut, répondit l'un d'eux, au-dessus des astres, demeure notre Dieu et notre Sauveur ; il nous a précédés pour nous y préparer à tous une place ; ainsi notre patrie est où il demeure. » AussitôL tous les autres s'écrient : « Oui, notre patrie est là-haut, là est aussi Tunique objet de nos désirs. » Pendant qu'on les torturait, ils levaient les yeux vers le ciel et répétaient ensemble : « Au ciel est notre Dieu et neutre Sauveur, au ciel est notre éternelle et glorieuse patrie. Allons-y pour y régner éternellement. »