N'^ 164. — JÉSUS-CHRIST JUGE DES VIVANTS ET DES MORTS
Bogoris, roi des Bulgares, aimaitpassionnément la chasse, à telpointqu'il désirait jouir deceplaisirmême
156 INSTRUCTIO>-S SOMMAIRES
au sein de son palais. Ayant faitconstruire de nouveaux appartements, il voulut que le prêtre Méthodius, très habile dans l'art delà peinture, l'ornât de sujets historiques. Bogoris ne détermina point les animaux qu'il dépeindrait; il se contenta de demander qu'on lui représentai des sujets terribles. Méthodius ne connaissant rien de plus effroyable que le jugement dernier, le réprésenta avec une vivacité de couleur et une chaleur d'expression qui ajoutèrent encore au sujet lui-même. A l'aspect de cette scène aÛVeuse, à la vue de la foule des justes magnifiquement récompensés, et de la tourbe des pécheurs affreusement punis, Bogoris profondément ému, abjura l'idolàlrie et reçut le baptême.(GEORGb:s Gédrenus, Histoire abrégée.)
Saint Bernard nous apprend, par ces paroles, combien était grande en lui la crainte du jugement. « Je redoute l'enfer, je redoute le visage AwJuge redoutable aux puissances angéliques elles-mêmes. Qui donnera à ma tête de l'eau, à mes yeux une source de larmes pour prévenir les pleurs par des pleurs? » (Saint Bernard, Serm. 10, sur le Cantique des Cantiques.)