N" 165. — SÉPARATION DES BONS ET DES MAUVAIS
Un libertin qu'une vertueusemère avaitélevé, dès sa plus tendrejeunesse, dans desprincipes religieux, poursuivaitle cours de ses désordres. Il avaiiperdules mœurs, mais la foi restait encore. Après un jour passé dans de déplorables excès, il eut un songe : pendant son sommeil, il se vit transporté au tribunal de Dieu. Dire sa
confasion et son effroi est chose impossible. A son réveil il était inondé de sueur, en proie à une fièvre ardente, et tout hors de lui-même. « Laissez-moi, disait-il en sanglotant, laissez-moi seul : j'ai vu mon Juge! pardon, ô mon Dieu! » Ses amis de débauches vinrent le consoler : « Retirez-vous, leur cria-t-il, vous n'êtes plus mes amis, je ne vous verrai plus ; j'ai vu mon Juge ! Quelle majesté ! quelle sévérité éclataient sur son visage! que d'accusations auxquelles je n'ai pu répondre! tous mes péchés sont écrits, je les ai lus. Ah! quel nombre! j'en connais l'énormité. Que dé démons attendaient le signal du Juge pour m'enlever! faux amis, retirez-vous pour toujours. Heureux si je puis apaiser par une rigoureuse pénitence mon terrible Juge! Hélas! bientôt je paraîtrai réellement à son redoutable tribunal. Pardon, ô mon Dieu! pardon, miséricorde! Ne me perdez pas, ayez pitié de moi ! » Et dès ce moment il rompit avec les compagnons de ses désordres. Séparons-nous des méchants pendant la vie, si nous voulons en être séparés au jugement de Dieu. {Nouveau Traité de devoirs.)
HUITIÈME ARTICLE DU SYMBOLE Je crois au Saint-Esprit.
Sommaire doctrinal.
Ce n'est point assez de croire au Père et au Fils, si l'on ne croit encore au Saint-Esprit. Le symbole qui
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nous apprend à professer noire croyance au Père, qui est la première personne, au Fils qui est la seconde, nous apprend aussi à professer notre croyance au Saint-Esprit, qui est la troisième personne de la Sainte-Trinité. Nous devons croire que le Saint- Esprit est une personne distincte du Père et du Fils, qu'il procède des deux et qu'il est le même Dieu avec eux, comme on le voit clairement dans l'Ecriture : // en est trois qui i^endeat témoignage dans le ciel : le Père, le Verbe et le Saint-Esprit; et ces trois sont une même chose, [l Jean v. 7.) Ils sont un seul Dieu, ayant la même nature divine. Le Saint-Esprit procède du Père et du Fils, par le mutuel amour de l'un pour l'autre. C'est pourquoi on l'appelle V Amour. 11 est l'amour réciproque du Père et du Fils. Il est co-éternel et consubstantiel avec eux. On l'appelle aussi y Esprit. 11 inspire nos âmes par sa grâce et vivifie toutes nos actions : l amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné. Le Saint-Esprit a été répandu dans nos âmes au baptême, et encore d'une manière plus spéciale à la confirmation. C'est par lui que nous faisons toute bonne œuvre; c'est le divin Amour à qui toute âme doit la vie.
Bien que le Saint-Esprit soit un pur esprit, cependant il est apparu plusieurs fois sous diverses formes pour représenter les nombreux effets qu'il opère dans les âmes. Ainsi, au baptême de notre Sauveur, il apparut sous la forme d'une colombe, pour signifier que le baptême nous rend purs et innocents comme la colombe. Il est descendu sur les Apôtres en iorme de langues de feu, pour montrer que c'était par leur
èle et leur prédication que le monde devait être onverti ; il s'est montré sous la forme d'un nuage imineux à la transfiguration du Sauveur, pour nous pprendre qu'en paradis nous serons entourés de loire. Toutefois ces formes corporelles elles-mêmes 'étaient pas le Saint-Esprit, mais seulement des gures qui marquaient sa présence et ses effets.