‹ Instructions sommaires sur la doctrine chrétienneChapitre 152 sur 318 · HORS DE L'ÉGLISE POINT DE SALUT · texte numérisé non relu

HORS DE L'ÉGLISE POINT DE SALUT

Sommaire doctrinal

Cette maxime /iors det Église catholique il nyapoint de salut, est fondée sur la parole même de Jésus- Christ, qui a dit : « Si quelqu'un n'écoute pas l'Eglise, qu'il soit regardé comme un païen et un publicain. » En effet, pour être sauvé, on doit croire ce

que Jésus-Christ enseigne, et observer ce qu'il commande. Or, dans l'Église catholique seulement, on croit la doctrine et l'on pratique les commandements de Jésus-Christ ; donc le salut n'est pas possible hors de la véritable Église, de l'Église catholique romaine. « Celui-là, dit saint Cyprien, ne peut avoir Dieu pour père qui n'a pas l'Église pour mère. » Les saints Pères prouvent la même vérité par la comparaison de l'arche de Noé, qui fut la figure de l'Église : « De même, disentils, que tous ceux qui n'étaient pas dans l'arche, périrent dans les eaux du déluge, de même ceux qui ne sont pas dans l'Église périront infailliblement pour l'éternité. »

Pour bien comprendre la maxime : Hors de l'Église point de salut, il est nécessaire de faire quelques observations : lo les enfants validement baptisés dans les sectes hérétiques et schismatiques, apparti^.nnent à la véritable Église, et sont dans la voie du salut tout le temps qu'ils n'ont pas l'usage de la raison ; — 2° les adultes fjui, bien qu'élevés dans le schisme ou l'hérésie, n'y ont pas encore adhéré par leur volonté, appartiennent à l'âme de l'Eglise et demeurent dans la voie du salut, pourvu qu'ils soient d'ailleurs sincèrement disposés à entrer dans la véritable Église, s'ils la connaissaient; que leur ignorance en ce point soit invincible ; et qu'ils remplissent autant qu'ils le peuvent les autres conditions nécessaires au salut.

N^ 190. — LE CURÉ d'ars et un protestant.

Le saint curé d'Ars eut un jour une entrevue avec un riche protestant. Le serviteur de Dieu ignorant la

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religion de son visiteur lui remit, en le quittant, une médaille dans la main, a Monsieur le curé, dit le protestant, vous donnez une médaille à un hérétique; malgré la diversité de mes croyances, j'espère qu'un jour nous serons tous deux au ciel. » Le pieux curé, prenant la main de son interlocuteur, lui répondit avec un sentiment de foi vive et de tendresse profonde: « Hélas ! mon ami, nous ne serons unis là-haut, qu'autant que nous aurons commencé à l'être sur la terre ; Id mort n'y changera rien, où l'arbre tombe, il reste. » — Monsieur le curé, je me fie au Christ qui m'a dit: « Celui qui croira en moi aura la vie éternelle. » — Notre-Seigneur a bien dit autre chose. II a dit que celui qui n'écoute pas l'Eglise doit être regardé comme un païen et un publicain. Il a dit qu'il ne doit y avoir qu'un troupeau et qu'un pasteur, et il a établi saint Pierre comme chef de ce troupeau. » Puis prenant une voix plus douce: « Mon ami, il n'y a pas deux manières de servir Notre-Seigneur, il n'y en a qu'une bonne : c'est de le servir comme il veut être servi. » Là-dessus, le bon curé quitta son interlocuteur qui, éclairé et touché par la grâce, ne tarda pas à rentrer dans le sein de l'Église catholique.

N° 191. — LA RELIGION CATnOLrQQE EST PLUS SURS QUE LA RELIGION PROTESTANTE

La princesse Elisabeth-Christine de Wolffembuttel, protestante, avant d'épouser l'empereur d'Autriche Charles YI, consulta les docteurs protestants pour savoir si on peut se sauver dans la religion catholique, Ils répondirent que les catholiques ne sont point dans

l'erreur pour le fond de la doctrine et qu'on peut se sauver dans leur religion. « Dès qu'il enest ainsi, dit la princesse en apprenant cette décision, il n'y a pas lieu d'hésiter ; et dès demain j'embrasse la foi de l'Eglise romaine ». Le père de la princesse fut du même avis et entra comme elle dans l'Eglise catholique.

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