N° 192. — UN AVEU DES MINISTRES PROTESTANTS
Un historien rapporte que le bon Henri IV, avant d'abjurer ses erreurs, voulut entendre une conférence sur la religion, entre les docteurs de l'une et de l'autre Église. Voyant qu'un minislreprotestantavouaitqu'on peut se sauver dans la religion catholique, le roi demanda aux docteurs catholiques s'ils pensaient qu'il pût faire son salut en restant protestant. — Nous pensons, Sire, et nous vous déclarons, qu'ayant connu l'Église véritable, vous êtes obligé d'y entrer, et qu'il n'y a plus de salut pour votre âme dans le protestantisme. » — Aussitôt le roi, se tournant vers les ministres, leurditjudicieusement: «Laprudenceveutqueje sois de la religion des catholiques et non point de la vôtre, parce que étant de la vôtre, je me sauve bien selon vous, mais non pas selon eux, or, la prudence demande que je suive le parti le plus assuré, » Et il abjura l'erreur.