‹ Instructions sommaires sur la doctrine chrétienneChapitre 154 sur 318 · PRIMAUTÉ DE PIERRE ET DU SOUVERAIN PONTIFE · texte numérisé non relu

PRIMAUTÉ DE PIERRE ET DU SOUVERAIN PONTIFE

Sommaire docbnnal.

Jésus-Christ le fondateur de l'Eglise, en estle chef suprême et invisible. Mais ce divin Sauveur, lorsqu'il la fonda et qu'il en confia le gouvernement à ses Apôlres, établit l'un d'eux chef des autres; ce fat Simon dont il changea le nom en celui de Pierre, « Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église. » Il lui donna une autorité souveraine sur ses collègues et sur toute l'Église : « Pais mes agneaux, pais mes brebis, c. à d. pasteurset fidèles. Cette primauté, PierreTexercetoutesles fois que l'occasion s'en présente, et les autres apôtres la reconnaissent et s'y soumettent. Dans l'énumération des Apôtres, Pierre est nommé le premier. Toujours et partout Pierre parle et agit commechef. Après l'Ascension du Sauveur, Pierre adresse la parole à l'assemblée des Apôtres et des disciples, et fait élire un apôtre à la place du traître Judas. Pierre annonce le premier aux Juifs la résurrection de Jésus-Christ. C'est lui qui, devant le conseil de la nation, rend témoignage de la conduite des Apôtres, C'est Pierre qui reçoit l'ordre de baptiser Corneille, et par là d'ouvrir aux gentils la porte de l'Eglise. C'est encore lui qui, dans le conseil de Jérusalem, parle le premier et qui propose la décision à prendre, et tous les autres l'approuvent. « Or, il parle le premier, dit saint Chrysostome, parce qu'il est le chef des apôtres, et que

c'estàluique Jésus-Chrisl a confié tout le troupeau. » — Les successeurs légitimes de saint Pierre au siège de Rome ont hérité et hériteront jusqu'à la fin des siècles de la même autorité sur les pasteurs et sur les fidèles. C'est ce pasteur suprême qui est le chef visible de l'Eglise. On le nomme souverain Pontife, Pape., ce qui signifie père, Saint Père, parce qu'il est le père commun de tous les enfants de l'Eglise. Telle a été la croyance ancienne et constante de l'Eglise, telle a été la tradition de tous les siècles.

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