‹ Instructions sommaires sur la doctrine chrétienneChapitre 163 sur 318 · N° 204. — THAÏS · texte numérisé non relu

N° 204. — THAÏS

Au iv^ siècle, une grande pécheresse employait à la perte des âmes les talents et les faveurs qu'elle avait reçus de la nature. Dieu lui parle par la bouche d'un saint solitaire, et Thaïs met le feu à ses bijoux et à ses parures amoncelées. Elle se fait renfermer dans une étroite cellule oii chaque jour on lui passe un peu de pain et d'eau par une petite fenêtre. La grande pécheresse répétait sans cesse ces paroles : 0 \om qui m*avez créée^ ayez pitié de moi! Au bout de trois ans.

Dieu fit connaître à son apôtre, saint Paphnuce, que l'héroïque pénitente avait trouvé grâce à ses yeux. On ouvrit alors sa prison volontaire, mais Thaïs, sanctifiée par la pénitence, était mûre pour le ciel : elle mourut quinze jours après, et fut honorée comme une sainte. (Godescard, Vies des Saints, 8 octobre.)

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