N° 209. — SAINT JACQCES-LE-MUTILÉ ET SAINT JONAS
Un roi de Perse fit couper tous les membres, les uns après les autres, à Saint-Jacques-le-Mutilé. Pendant ce cruel martyre, qui dura neuf heures, le Saint, toujours armé d'une patience héroïque, disait à chaque fois qu'on lui coupait un membre : « Partez, mon pied, ma main, mon œil ; le Créateur saura bien vous réunir un jour pour former un ensemble magnifique, n
C'est ainsi que se consolait ce saint par la pensée de la puissance qui devait le ressusciter. (Lorner, BU bliotli.)
Nos corps, les mêmes en substance^ seront différents en qualités. — Les mages, ayant fait couper les doigts des mains et des pieds au marlyr Jonas, les semèrent de tous côtés et dirent ironiquement à la courageuse victime : « Vois-tu comme nous avons semé tes doigts? Tu n'as qu'à attendre la moisson, tu recolleras de cette semence un grand nombre de mains. » Ils tournaient en dérision le dogme delà résurrection. Jonas ne chancela pas dans sa foi : « Je ne demande pas un si grand nombre de mains, répondit-il; mais Dieu, qui m'a créé, me ressuscitera au jour des rétributions générales, eime revêtira cVun corps 7iouveau et glorieux.
(LonNKR, Bihliotli.)
N° 210 — LA FOI DE LA RÉSSURRECTION FORtIfIE LES JDSTES.
La pensée de la résurrection fortifie les martyrs dans leurs tourments et les justes dans toutes leurs épreuves. Le saint homme Job, dépouillé de tous ses biens, frappé d'un ulcère horrible, depuis la plante des pieds jusqu'au sommet de la tête, abandonné de ses amis, tyrannisé par sa femme, était assis sur un fumier et réduit à nettoyer ses plaies avec les débris d'un vase. Au milieu d'une si cruelle affliction. Job bénissait le nom du Seigneur, et sa patience demeurait inébranlable, soutenu qu'il était par la pensée de la résurrection. « Qui m'accordera, disait-il, que mes paroles soient écrites? Qui me donnera qu'elles soient
tracées dans un livre.... Car je sais que mon Rédempteur est vivant et qu'au dernier jour je ressusciterai de la terre ; que je serai une seconde fois revêtu de mon corps, que je verrai mon Dieu dans ma chair. Je le verrai moi-même, et non un autre, et je le contemplerai de mes propres yeux. C'est là l'espérance qui repose dans mon sein. » (Job, xix, 25.)
DOUZIÈME ARTICLE DU SYMBOLE La vie éternelle.
Après cetle vie, il y en aura une nouvelle qui ne finira jamais. C'est Jésus-Christ lui-même qui nous l'assure : «Les Justes iront dans la vie éternelle, mais les pécheurs seront précipités dans le feu éternel. » Toutefois, par ces mots, la vie éternelle, l'Écriture désigne principalement l'éternelle béatitude, le salut qui est le bien suprême pour lequel Dieu nous a créés et pour lequel, de notre part, nous devons sacrifier tous les biens de la vie présente. « Toutes les peines du temps présent, disait saint Paul, n'ont aucune proportion avec la gloire qui doit un jour éclater en nous. (Rom. viii, 18.) >:•
N° 211. — SAINT SYMPnORIEN.
Le chrétien en mourant ne perd pas la vie, il la change en une vie meilleure. Saint Symphorien souf-
frit le martyre à Autun. Étant encore à la fleur de l'âge, il fat condamné à avoir la tête tranchée pour n'avoir pas voulu sacrifier aux dieux de l'État. Comme on le menait au lieu des exécutions publiques, Symphorose, sa pieuse mère, le regardant passer du haut des remparts, lui criait : « Mon fils, mon cher fils, souvenez-vous de la vie éternelle; contemplez les cieux et celui qui règne dans ce séjour de bonheur. La vie ne vous sera pas ôlée, mais elle sera changée en une vie meilleure et éternelle. » Ces généreuses paroles enflammèrent Symphorien d'une nouvelle ardeur et le remplirent de la joie anticipée du paradis.
N^2i2. —SAINTE FÉLlCiTÉ.
On pressait sainte Félicité d'engager ses enfants à l'apostasie : « Mes fils vivront éternellement s'ils ne sacrifient pas aux dieux, répondit- elle fièrement ; s'ils le font, ils tomberont dans la damnation éternelle. » S'adressant ensuite à ses enfants, elle leur dit : « Regardez le ciel, c'est là que vous attend Jésus-Christ avec tous les saints. Encore un peu de courage et persévérez dans l'amour de votre Dieu. Ils obéirent, par l'espoir de vie éternelle, et versèrent leur sang pour Jésus-Christ.