N^ 231. LE JUGEMENT PARTICULIER
Un jeune homme qui avait mené une vie très innocente et fort chrétienne tomba gravement malade. II reçut les sacrements, avec un calme et une résignation admirables. Toutefois avant de rendre le dernier soupir, il se trouble et pâlit. Tout à coup il se jeîte dans les bras de sa mère disant ; « Ma mère, j'ai peur ! ! ! Dans quelques instants, je vais paraître devant le tribunal du juste Juge et là je serai tout seul î Tout seul et il me faudra lui rendre le compte le plus fidèle de toutes mes pensées, de toutes mes actions. Oh ma mère! j'ai peuri — Mon fils ! rassurez-vous, ayez confiance ! Quand vous étiez jeune et que vous étiez en proie à la frayeur, vous veniez vous jeter entre mes bras et alors vous étiez sans crainte. Eh bien! si Dieu vous appelle à lui, allez avec assurance vous jeter entre ses bras. Il est votre père, votre ami, il vous accueillera favorablement. « L'enfant rassuré s'endormit du sommeil suprême avec le sourire sur les lèvres.