COMMANDEMENTS DE DIEU
Sommaire doctrinal.
Le cœur de l'homme fut la première table sur laquelle la loi divine fut gravée par le doigt du Créateur, et Dieu lui-même le premier maître qui l'enseigna. Mais le déchaînement des passions humaines ayant étouflé cette voix de la raison et de la conscience, le Seigneur donna ses commandements gravés sur la pierre aQn que les hommes pussent lire ce qu'ils avaient presque tous complètement oublié, et les promulgua d'une manière plus sensible et plus frappante au sommet du Sinaï. Communiquée au peuple juif par Moïse, cette loi a été enseignée au peuple chrétien par Jésus-Christ. Rien de plus parfait, car elle joint la modération à la force. Sans doute Dieu tient à l'accomplissement de ses préceptes, il menace de châtiments éternels ceux qui les méprisent et les transgressent, mais il donne à chacun de nous les grâces suffisantes pour les mettre en pratique, de sorte que pour quiconque coopère à cette grâce, rien
n'est plus facile que l'observation de la loi : chacun de nous peut dire Qomme saint Paul : « Je puis tout en celui qui me fortifie. »
« Dieu, dit saint Bernard, possède trois qualités, celle de maître, celle de rénumérateur et celle de Père. Selon ces trois qualités, sa loi est une loi d'autorité, une loi d'espérance et une loi d'amour, o « Ah! Seigneur, s'écriait saint Augustin, commandez tout ce qu'il vous plaira, pourvu que vous me donniez ce que vous me commandez, c'est-à-dire la grâce qui rend facile l'observation de vos préceptes. »
Mais, direz-vous, je n'ai pas cette grâce, car je trouve bien difficile l'accomplissement des lois divines. Il est possible que vous ne l'ayez pas, mais il ne tient qu'à vous de l'obtenir; vous n'avez qu'à la demander. L'avez-vous fait? Retranchez-vous de votre cœur tous les obstacles qu'il lui oppose? Avezvous recours aux deux sources principales de la grâce : la prière et les sacrements ? Priez et la gfâce viendra, et avec la grâce Taccomplissement des volontés divines vous sera facile, et dans cette soumission vous trouverez le seul vrai bonheur dont vous puissiez jouir ici-bas : la paix de la conscience.