LA FOI
Sommaire doctrinal.
La foi est l'assentiment parfait et sans aucune hésitation, que nous donnons à tout ce qui nous est annoncé de la part de Dieu et qui nous en fait confesser la vérité avec une conviction complète au péril môme de notre vie.
26 i INSTRUCTIONS SOMMAIRES
C'est, dit le catéchisme, une vertu surnaturelle par laquelle nous croj^ons fermement tout ce que dieu a révélé à son Eglise, parce qu'il est la vérité même.
L'objet de la foi comprend donc toutes les vérités que Dieu a révélées par l'enseignement de l'Eglise, qui est, comme dit l'Apôtre, la base et la colonne de la vérité : Columna et firmamentum veritatis. C'est elle qui a reçu du Sauveur le dépôt sacré de la foi et qui est chargé de le transmettre aux générations qui se succèdent, et de le conserver intact jusqu'à la fin des temps.
La foi est absolument nécessaire au salut, car sans elle, dit saint Paul, il est impossible de plaire à Dieu. « Celui qui ne croira pas sera condamné, » avait déjà dit le Sauveur. 11 est nécessaire, de nécessité de moyen de croire explicitement qu'il y a un Dieu, souverain Seigneur de toutes choses, et qui récompense ceux qui le cherchent.
Il ne peut y avoir de salut pour un adulte, s'il ne croit explicitement en Dieu, à sa Providence, et à l'existence d'une autre vie oii chacun recevra selon ses œuvres.
La foi explicite aux mystères de la Sainte-Trinité, de l'Incarnation et de la Rédemption est aussi nécessaire au Salut, au moins de nécessité de précepte.
Il y a pour tous les adultes nécessité de précepte de savoir, au moins quant à la substance : 1° le Symbole des Apôtres; 2" l'Oraison dominicale; 3° les commandements de Dieu et de l'Eglise ; 4' ce qui a rapport aux sacrements de baptême, de pénitence et d'Eucharistie.
Ce n'est pas assez pour un chrétien d'avoir la foi
habituelle, il doit en faire des actes de temps en temps.
Les moyens les plus efficaces pour accroître la foi infuse du baptême sont : l'' la prière ; 2° la pratique des vertus chrétiennes ; 3^ la répétition fréquente des actes de foi; 4° Tétude de la religion ; o<^ la fuite des hérétiques, des mauvais chrétiens et des livres contre la foi.
Rieu de plus juste, rien de plus digne de Dieu que la soumission de l'homme aux vérités révélées. Y a-til, en effet, rien de plus juste qu'une créature raisonnable humilie la raison devant la raison souveraine, qu'un esprit étroit et borné reconnaisse son impuissance à porter ses vues jusqu'à la hauteur de celles de Dieu.
Qu'importe que nous ne comprenions pas ce que nous croyons, dès que nous savons que c'est Dieu, la vérité même, qui nous ordonne de le croire ? Le peuple d'Israël n'aperçoit le Sinaï qu'environné d'une épaisse fumée, mais à travers tous ces nuages, il entend et reconnaît la voix de Dieu ; il la respecte, se prosterne et adore. Quand Dieu parle, n'est-il pas juste que l'homme se taise? C'est l'ordre fondé sur la nature des choses.
Du reste, voyez combien est agréable à Dieu l'hommage que lui rend notre foi. Par elle, nous reconnaissons la souveraine véracité, nous lui soumettons la plus orgueilleuse puissance de notre être, cet esprit si fier, si indépendant, si porté à ne croire que ce qu'il voit et ce qu'il comprend. Par la foi, nous faisons de notre raison l'usage le plus noble que nous puissions en faire, nous l'immolons à la raison éternelle, à Dieu. Aussi le Seigneur la récompensera-t-
elle souvent même dès cette vie lorsqu'elle est ferme, entière et agissante. En voici trois exemples tirés du saiut Evangile.