N' 279. — SAINT SYMPHORIEN
Saint Symphorien de la ville d'Autun avait un père païen, mais une mère très chrétienne. Ce jeune homme à l'âme noble et au cœur droit ne voulant adorer que Dieu seul et non les idoles, fut arrêté comme rebelle aux lois de l'État et jeté en prison.
Après plusieurs interrogatoires, son arrêt de mort fut définitivement prononcé. Gomme on le menait au lieu du supplice hors de la ville, sa mère, craignant qu'il n'achevât pas son glorieux sacrifice, lui criait du haut des remparts : « Mon fils, souvenez-vous du Dieu des vivants ; armez-vous de constance et de force ; élevez voire cœur en haut et regardez Celui qui règne dans le ciel. On ne vous ôte point la vie, on ne fait que vous la changer en une meilleure ; on vous conduit au bonheur éternel. » Le saint, fortifié par ce discours, plein de feu, mais bien plus fortement animé par le sentiment de l'espérance, couronna son sacrifice avec beaucoup de courage et de joie.