‹ Instructions sommaires sur la doctrine chrétienneChapitre 217 sur 318 · N° 278. — ESPÉRANCE DE DAVID · texte numérisé non relu

N° 278. — ESPÉRANCE DE DAVID

Sous le règne de Saiil, premier roi du peuple de Dieu, les Philistins déclarèrent la guerre aux Israélites. Lorsque les deux armées furent en présence, Goliath, homme d'une taille gigantesque, se présenta aux Israélites et leur dit : « Choisissez parmi vous un champion qui vienne combattre contre moi. Si je suis vaincu, les Philistins seront les esclaves des Israélites : mais si j'ai l'avantage, les Israélites seront les esclaves des Philistins. » Toute l'armée de Saiil est saisie de frayeur et personne n'ose accepter le défi.

Mais David, jeune homme de vingt-cinq ans, qui gardait les troupeaux de son père, apprenant l'insolence de Goliath, en est indigné. Plein de confiance dans le Seigneur, il se présente devant Saiil et lui dit : « Je suis prêt à aller combattre ce Philistin. » Le roi lui représente que la lutte n'est pas possible, qu'un simple berger n'est pas de force à se mesurer avec un géant formé depuis sa jeunesse au métier des armes. « Je ne compte ni sur mes forces ni sur ma bravoure , dit Da\id, mais sur la protection du Seigneur. »

Tant de courage et de religion persuadèrent Saiil : « Allez, mon fils, que le Seigneur soit avec vous, m

A l'instant il met son propre casque sur la tête de David, il le rêvet de sa cuirasse, et lui ceint son épée. Le jeune berger, inaccoutumé à porter cette armure, demande à la quitter et à garder ses habits ordinaires, Il prend aussitôt son bâton de berger, choisit dans le lit du torrent cinq cailloux des plus petits, les met dans sa panetière, saisit sa fronde et marche à la rencontre du Philistin.

Goliath voyant devant lui un jeune homme au teint délicat qui n'avait de remarquable que la beauté de son visage, se croit insulté : « Suis-je donc un chien pour que tu viennes m'attaquer avec un bâton? Approche donc, et je vais donner ton corps en pâture aux oiseaux du ciel et aux bêtes de la terre : » — Je viens au nom du Seigneur des armées que tu ne crains pas d'insulter, répond David, c'est Lui qui va le livrer entre mes mains, afin que tout le monde sache qu'il y a un Dieu en Israël. » Le jeune berger parlait encore que déjà le géant s'avançait pour le combattre. Sans perdre un instant, David arme sa fronde et frappe son ennemi au milieu du front. Le colosse tombe sans mouvement. David court, se jette sur lui, lui arrache son épée et lui tranche la tête. A cette vue les Philistins épouvantés prennent la fuite.

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