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L'AUMONE

Sommaire doctrinal.

Le précepte de l'aumône est une loi de la nature. Le pauvre est notre semblable, notre frère ; nous devons donc le secourir dans ses besoins. Il va solidarité entre le riche et le pauvre. Le pauvre donne ses services ; il est donc juste que le riche lui donne le pain qui lui manque. « Si c'est un crime, dit saint Ambroise;, digne des vengeances éternelles que d'enlever au riche ce qu'il possède, ce n'est pas une moindre injustice devant Dieu de refuser au pauvre

ce que vous pouvez lui donner. La loi mosaïque faisait un précepte formel de l'aumône : « Je te commande d'ouvrir la main et de donnera ton frère pauvre et indigent. [Deutér., x\, 11.) La loi évangélique est aussi explicite : « Donnez l'aumône de ce que vous avez, et toutes choses vous seront pures. »

Aucune religion n'a établi des liens de fraternité aussi forts, et aussi intimes que le christianisme. Jésus-Christ déclare qu'il est notre frère, nous sommes donc tous frères en Jésus-Christ. Nous sommes tous membres de la même Eglise : nos destinées sont communes et pour la vie présente et pour la vie future. De cette fraternité naît pour tous un devoir rigoureux, c'est celui de nous aider, de nous secourir mutuellement, de tendre la main au faible, de donner un abri à celui qui n'en a pas et du pain à celui qui a faim.

L'aumône, du reste, a de grands avantages. Elle délivre du péché, dit le Saint-Esprit. Quel heureux secret! Nos fautes sont sans nombre ; eh bien, l'aumône peut les laver. Elle nous conserve dans la sainteté : Faites Vaumôneet toutes choses vous serontpures.

Elle nous mérite les récompenses éternelles. « Venez les bénis de mon père : J'ai eu faim et vous m'avez donné à manger. »

Dieu regarde comme fait à lui-même tout ce que l'on fait au dernier des hommes. C'est donc prêter à Dieu que de faire l'aumône aux pauvres : Fœneratur Domino qui miseretur pauperis. {Proverbes, xix, 17.)

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