‹ Instructions sommaires sur la doctrine chrétienneChapitre 240 sur 318 · N" 307. — CHARITÉ HÉROÏQUE · texte numérisé non relu

N" 307. — CHARITÉ HÉROÏQUE

On a vu des rois et des reines recevoir les pauvres dans leurs palais et les soigner de leur propres mains. Rien ne répugnait à leur charité. Elle est allée quel-

quefois même à de tels excès que la parole humaine hésite presque à les redire. Lisez la Yie de sainte EJi- ' sabeth de Hongrie, par exemple, vous y trouverez l'amour des pauvres porté jusqu'à un héroïsme qui eflraye. Chaque jour, elle nourrissait neuf cents pauvres, et tous les malins et tous les soirs les visitait. Arrivée dans les asiles de la souffrance, elle allait de lit en lit, demandanl aux malades ce qu'ils désiraient, et leur rendant les services les plus répugnants avec un zèle et une tendresse que l'amour de Dieu seul inspire. Elle prodiguait les soins les plus minutieux à ceux dont les maladies étaient les plus dégoûtantes, faisait elle-même leurs lits, les soulevait, les portait sur le dos ou dans les bras, leur essuyait le visage, le front, la bouche, et tout cela avec une gaieté et une aménité que rien ne pouvait altérer.

N^ 308. — CHARITÉ d'une jeune enfant.

Une jeune fille se préparait à sa première communion; son père veut lui faire présent d'une montre: « Non, dit-elle, donnez-moi l'argent quelle doit coûter, je l'emploierai à vêtir quelques pauvres enfants qui doivent communier avec moi. »

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