N° 342. — LA MAIN DE DIEU
Il y a quelques mois, on écrivait de Mulheim (Hesse- Prussienne) à la Gazette de Fulda :
« Un événement qui vient de se passer chez nous a causé la plus grande sensation dans toute la contrée. Dans la soirée du dimanche de la Passion, un marchand ambulant sortit d'une brasserie connue pour être hantée par des impies, et s'en retourna chez lui.
» Le lendemain matin, on le trouvait écrasé sous la croix du Calvaire, à la porte de la ville.
)) La victime était connue de tout le monde comme un horrible blasphémateur. Son corps gisait sous la croix; la jambe avec laquelle il avait voulu la renverser était brisée en trois endroits, la poitrine était broyée, et, chose horrible ! le malheureux tenait encore le poing fermé, tourné vers l'endroit où se trouvait la croix.
» Toute la journée, le cadavre resta dans cette position. Des milliers de personnes accouraient pour voir le sacrilè/e et son terrible châtiment.
» Ce n'est que dans la soirée que le corps fut enlevé parles soins de l'autorité judiciaire qui, n'ayant pu trouver un chrétien pour enlever le misérable, dut s'adresser à des Juifs. »
N" 343. — PUNITION d'un sacrilège.
Pendant la grande Révolution française, une bande de républicains entrèrent dans une église pour y exercer leurs ravages sacrilèges. L'un d'eux monta à l'autel, oti était encore le Saint-Sacrement et, appelant ses camarades pour assister au spectacle qu'il allait leur donner, II força le tabernacle et en tira le Saint Ciboire ; puis, comme les soldats de Pilate au jour de la Passion, il voulut, par dérision, fléchir le genou devant le Très Saint-Sacrement qu'il outrageait. Mais la main de Dieu le frappa au moment qu'il faisait la génuflexion, il eut le genou fracassé comme d'un coup de marteau. Il tomba en poussant des cris affreux; il fallut l'emporter et le remettre entre les mains du chirurgien. Celui-ci constata que le genou était broyé par une force surnaturelle et que nul remède humain ne pouvait le guérir. Heureux le coupable s'il profita de ce châtiment pour demander pardon de son crime.