N'' 349. — LES RÉPONSES DE DIEU
L'année 1882, dans un gros village du centre de la France, un malheureux instituteur voulut ricaner du Christ devant ses enfants. C'était pendant la classe. Pour faire comprendre à ces pauvres enfants que Jésus-Chriit ne pouvait rien, il prend une baguette et se met à en frapper le crucifix pendu à la muraille. u Ah! disait-il, voyez-vous, il ne m'entend pas, il ne dit rien, il ne peut rien. Ah! le petit charbonnier, (pardon, mon Dieu, d'écrire ces blasphèmes!) s'il était Dieu, est-ce qu'il me laisserait faire? » Et il frappait sur le ventre du crucifix. Ajoutons que la femme de ce misérable, entr'ouvrant la porte, riait de l'esprit de son mari.
Le Dieu du Calvaire avait souffert sans se plaindre les coups des bourreaux et les insultes des Juifs. Le Christ souffrit sans se plaindre les défis de ce malheureux; il attendit son heure. Or, quelques mois après, sa femme mettait au monde deux enfants. Le premier était mort-né, avait le ventre déchiré et les entrailles sorties. Le second, qui vit encore, est tout noir, aveugle, sourd et muet. La punition était frappante. La population y vit la main de Dieu, sévère, mais juste.
Allons, insulteurs de Dieu, briseurs de crucifix, ricanez bien du Christ, jetez-lui au visage vos blasphèmes! II compte, et quand le moment qu'il a fixé sera venu, vous serez payés.
N^ 350. — PUNITION d'un profanateur du temple.
La sainte Ecriture raconte qu'Héliodore, ministre du roi Séleucus; se rendit un jour, par l'ordre de son prince, au temple de Jérusalem pour en piller les trésors. Au moment où il se disposait avec ses nombreux satellites à forcer les portes de la maison du Seigneur, le Dieu du ciel manifesta sa puissance aux yeux de tout son peuple.
Tout à coup on voit paraître un cheval magnifiquement paré, monté par un cavalier d'un aspect formidable et richement équipé. Ce cheval se ruait avec impétuosité sur Héliodore, le frappe des deux pieds de devant et le terrasse. Alors deux jeunes hommes, pleins de majesté et tout éblouissants de gloire, armés de fouets, s'approchant du profanateur, le frappent sans relâche et l'accablent de coups. Les satellites épouvantés prennent la fuite.
Héliodore, châtié si rudement et enveloppé d'épaisses ténèbres est jeté à demi-mort dans une chaise et porté hors de l'enceinte du temple où il reste longtemps sans mouvement et sans parole. Revenu à lui, grâce aux prières du grand prêtre, il profita de ces graves avertissements etpublia partout lagrandeur du Dieu d'Israei.
Admirable effet de la justice de Dieu ! mais en même temps leçon terrible pour les ravisseurs sacrilèges des biens de son Église.