N"* 352. — RESPECT DU AUX PRÊTRES
Dans une paroisse du diocèse de Besançon, deux libertins scandalisaient la paroisse par leurs désordres ; le curé l'ayant appris crut devoir en informer leurs pères qui reçurent fort mal l'avis de leur curé. L'un d'eux eut l'insolence de lui répondre : « Monsieur le curé, mêlez-vous de lire votre bréviaire, et ne vous inquiétez point de ce qui se passe chez moi; il faut bien que la jeunesse se passe. » C'était un samedi, et les deux libertins passèrent le dimanche au cabaret, du consentement de leurs pères, et, pour braver le curé, ils firent plus de scandale que les autres fois. Le lendemain le ciel menaçait d'un orage: ces deux libertins, avec deux autres jeunes gens vertueux, courent à la tour de l'église pour sonner les cloches. Tout à coup éclate un si grand coup de tonnerre, que ces jeunes gens, saisis de frayeur, prennent la fuite. Dans le temps qu'ils descendent, le tonnerre écrase les deux libertins, mais d'une manière qui fait comprendre que c'est un châtiment de Dieu. Le tonnerre.
en suivant les jeunes gens, épargne le premier qui était sage et écrase le second qui était un des libertins, il ne fait aucun mal au troisième et frappe enfin le quatrième qui était l'autre libertin. {Vernoet, Examens.)