N° 365. — CULTE DES IMAGES
Les raisons du culte des saintes images sont tellement dans la nature qu'elles se présentent comme instinctivement, même à un enfant.
Une jeune demoiselle, née à Londres, en 1789, de parents protestants, dit un jour à son père qu'elle avait une antipathie contre Henri YIII, parce qu'il n'aimait pas le crucifix. Choqué de cette déclaration, ce père, quoique rempli d'amour pour sa fille, lui dit d'un ton sévère : « Serait-ce quelque Français ou votre institutrice qui vous aurait inculqué ces sentiments? » La jeune Anglaise répondit que non, et ajouta avec toute ia candeur de son âge, elle était alors dans sa dixième année : «Ecoutez, papa, je m'ennuyais beaucoup hier pendant votre absence, maman n'était pas bien, je me disais : » Si mon père était ici, je m'amuserais; en levant les yeux, j'aperçus votre portrait, je !e pris et l'embrassai avec reconnaissance; il me vint tout à coup dans la pensée que telles étaient sûrement les idées des catholiques, quand ils embrassait avec amour le crucifix; qu'il était sûr que ce n'était ni la peinture, ni la dorure qu'ils bai.-ent, mais le portrait de Notre-Seigneur, parce qu'il leur rappelle tout ce que Jésus-Christ a souffert pour eux. Mon cher père, ajouta-t elle, Dieu est mort pour les protestants comme pour les catholiques, je veux aussi avoir un crucifix. » Quelques années après cette demoiselle se convertit à la foi catholique.