‹ Instructions sommaires sur la doctrine chrétienneChapitre 284 sur 318 · M" 366. — CULTE DES RELIQUES DES SAINTS CONFIRM PAR DES MIRACLES · texte numérisé non relu

M" 366. — CULTE DES RELIQUES DES SAINTS CONFIRM PAR DES MIRACLES

Saint Gervais et saint Pro tais, frères jumeaux, ver sèrent leur sang pour Jésus-Christ dans la ville di

Milan. Leurs restes sacrés furent recuçillis par un généreux chélien nommé Philippe, témoin oculaire de leur glorieux martyre. Celui-ci écrivit sur un papier la relation de leur mort et eut soin de la déposer sous la tête des saints. Ces précieux trésors demeurèrent cachés plus de trois cents ans.

Mais saint Ambroise, averti surnaturellement du lieu oii reposaient les corps des saints martyrs, fit fouiller la terre et les découvrit. On en fît la translation d'une manière très solennelle dans la Basilique Ambroisienne. Pendant la marche de la procession, un aveugle nommé Sévère, ancien boucher, connu de tous les habitants de Milan, se fit conduire à un lieu par où les reliques devaient passer. Il n'eut pas plutôt touché le bord des ornements qui les couvraient qu'à l'instant même il recouvra la vue, et depuis, il ne cessa de servir Dieu avec beaucoup de dévouement et chaque jour il allait se prosterner au pied des précieux restes des saints.

Un jour, dit saint Augustin, que les reliques de saint Etienne, premier martyr, étaient solennellement portées en procession par l'évêque Projettus, suivi d'un grand cortège de fidèles, une femme aveugle demanda qu'on la conduisît auprès de l'Evêque qui portait les reliques; elle se fit donner des fleurs qui avaient touché ces restes sacrés, et, après les avoir reçues, elle les appliqua sur ses yeux et recouvra subitement la vue; au grand étonnement de tout le

monde elle traversa, contePate et heureuse, la foule, sans avoir besoin, comme auparavant,- dune personne qui la conduisît.

N" 368. — SAINTE PniLOMÈNE

En 1802, le 22 mai, on fit la découverte du corps de sainte Philomène, vierge et martyre. Le jour même qu'on porta ses restes sacrés à Mugnano, Lourg du diocèse de Noie, dans le royaume de Naples, un nommé Ange Bianco, retenu depuis plusieurs mois sur un lit de douleur, fit vœu d accompagner la procession s'il était délivré de son mal. Sa confiance et sa foi étaient si fermes, que le matin il s'élança de son lit malgré ses douleurs; un soulagement marqué le porte à tenter de nouveaux efforts ; à peine a-t-il fait quelques pas qu'il se trouve parfaitement guéri, et va à léglise au grand étonnement de ceux qui le connaissaient.

Le dimanche où se terminait l'octave de la translation de la sainte, une veuve, nommée Angèle Guerrier, avait apporté à la messe son fils unique, estropié de naissance au point de ne pouvoir faire usage de ses jambes. A l'élévation l'enfant se trouve guéri et se dirige vers les reliques. La mère, hors d'elle-même ; crie : Au miracle I Et la foule, enthousiasmée à la vue de ce prodige bien constaté, crie également au miracle. Yoilà ce qu'obtinrent les reliques de sainte Philomène.

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