N" 369. — IDOLATRIE EN FRANCE
Enl793, dans diverses villes de France, cette terr( si chrétienne, on renouvela le scandale de toutes le; abominations païennes. Pour ne parler que d'un seu fait, citons celui qui s'est passé dans la ville de Brest On fabriqua dans cette grande cité, avec le tronc d'ui arbre, le dieu Mirabeau. Le jour de l'inauguration fu l'objetd'une grande fête civique. On plaça l'idole sur ui piédestal au milieu d'une place publique. A rheur( indiquée, la garde nationale arrive en grande pompe musique en tête. Toute la ville accourt. Les munici paux, le juge de paix, le tribunal se pressent autoui de l'idole et l'encens fume. A un signal donné toute h foule fléchit le genou et adore le nouveau dieu. Ai milieu de la tourbe païenne un seul homme resti debout II regarde autour de lui, il s'indigne et s'écrie a A l'idolâtrie, lâches, à l'idolâtrie I » Sa voix a do miné les tambours et les trompettes, toute la musique. Les vils adorateurs deviennent furieux, le mena cent, lui crient à leur tour « A genoux ou la mort. > Il répond : a Oui, la mort, je ne connais que le Diet du ciel et de la terre ; je ne fléchirai pas devan l'idole. » Ses amis l'environnent, le pressent, 1( tiraillent pour le forcer à se mettre à genoux : les sabres sont levés sur sa tête, il est toujours debout, ei toujours il répond : « Je ne fléchirai point devant l'idole. «Cet homme était l'assesseur du juge de paix, 11 avait derrière lui son épouse, qui le regardait des fenêtres de sa maison. Pendant qu'on le pressait, il
jeta les yeux sur cette épouse: « Courage, mon ami, lui dit-elle, sois digne de ton Dieu. » Autour de cette femme, sont ses troisjeunes enfants, qu'elle a mis en prières. « Mes enfants, leur dit-elle, votre père combat pour votre Dieu : priez-le, ce bon Dieu, qu'il lui donne la force de résister encore, de ne pas succomber... » Enfin, ses amis ont rougi, ilsselèvent, ils écartent les glaives, le ramènent chez lui, s'établissent devant sa porte et chassent les furieux. Son épouse l'embrasse et lui dit : « Tu es digne de moi : Tiens, bénis à présent tes enfants, et que ton Dieu leur donne la constance. )){Catéchisme de Rhodez.)
N" 370. — LEÇON DON^NÉli A DES IDOLATRES PAR UN JEUNE INDIEN.
Des Indiens convertis au christianisme avaient donné à leur fils une éducation solidement chrétienne. Un jour que cet enfant se trouvait dans une compagnie des principaux du lieu, l'un d'eux se mit à plaisanter sur la religion : l'enfant défendit sa croyance. Après quelques altercations de part et d'autre, on lui dit de montrer son Dieu : Mon Dieu, répondit l'enfant, le DieiL que f adore, est le Créateur de Vunivers ; il est un pur esprit, et je ne puis vous le montrer ; mais je vous montrerai bientôt le vôtre, A l'instant il prit une pierre sur laquelle il barbouilla une figure humaine, puis, l'ayant posée à terre, avec un air de cérémonie, d'un coup de pied il la repoussa loin de lui, en disant: Voilà le Dieu que vous adorez! Pouvait-on mieux
montrer la folie du culte idolâtrique, défendu par le premier commandement de Dieu ?