N" 395. — TERRIBLES CHATIMENTS
Il n'y a pas longtemps, l'orage grondait au-dessus d'Orainville (diocèse. de Soissons). Deux soldats, de passage dans la commune, entendant les éclats de la foudre, priaient au pied d'une croix placée sur le bord d'un chemin.
Un berger passe près d'eux, tourne en dérision leur confiance en Dieu et s'éloigne en bravant Torage par des jurements impies.
Quelques instants après, un formidable coup de tonnerre foudroyait le berger et laissait sur son cadavre une lésion horrible.
Justice divine, ou pur effet du hasard, le lecteur appréciera.
DES YOEUX
Sommaire doctrinal.
Par vœu on entend une promesse faite à Dieu avec réflexion et librement, par laquelle on s'engage à faire quelque chose qui lui est agréable, bien qu'on n'y soit aucunement obligé. — Le vœu doit donc avoir les caractères suivants : 1^11 doit être une pro' messe vraie et réelle par laquelle on veut s'engager et non par un simple désir ou projet. 2° Promesse faite a Dieu, mais qui peut aussi être faite en môme temps en mémoire d'un saint afin d'obtenir, par son intercession, une faveur, une grâce quelconque. 3° La promesse d'une chd^se qui soit agréable à Dieu, et non
d'une chose frivole, criminelle, nuisible à autrui, ou même bonne en elle-même, mais de nature à empêcher une chose meilleure ou à faire négliger des devoirs plus importants. 4° Cette promesse doit être faite avec réflexion, c'est-à-dire avec connaissance de cause. 5° Librement, c'est-à-dire sans violence, sans contrainte. &" Enfin d'une chose possible.
Les vœux, enseigne l'Église, plaisent à Dieu parce que ce sont des sacrifices volontaires. On est obligé de les remplir fidèlement à moins qu'un obstacle insurmontable ne s'y oppose.
N° 396. — VŒU d'anne, mère de Samuel.
Il est raconté dans le premier livre des Rois qu'Anne, désolée de n'avoir point d'enfant, pria le Seigneur de lui donner un fils; elle fit un vœu en ces termes : « Seigneur des armées, si vous daignez regarder l'affliction de votre servante, si vous vous souvenez de moi et donnez à votre servante un fils, je vous l'offrirai pour tous les jours de sa vie et le rasoir ne passera pas sur sa tête. » Le ciel exauça cette prière par la naissance de Samuel et l'heureuse mère accomplit son vœu en consacrant son enfant au Seigneur.