N^'SS?. —VOEU DE CLOVIS
Glovis, l'un de nos premiers rois de France, se voyant au moment de perdre la bataille de Tolbiac, se rappela les leçons de sa vertueuse Glotilde et fit un vœu : « Dieu de Glotilde, s'écria-t-il, si vous me donnez la victoire, je croierai en\ous et me ferai
baptiser. » A l'instant, les Allemands fuient et Clovis est vainqueur. Le roi fut fidèle à son vœu; il reçut le b aptème des mains de saint Remy et commença les dynasties des rois 1res chrétiens. (Vie de saint Remy.)
TROISIÈWE COMWANDEMENT DE OIEU Les dimanches tu garderas en servayii Dieu dévQtement.
Sommaire doctrinal.
Il y a dans chaque sejnaine un jour consacré au repos et au culte de la divinité. 11 a été désigné par le Créateur lui-même. Autrefois c'était le sabbat, aujourd'hui chez les chrétiens, et chez la plupart des peuples, c'est le dimanche appelé le jour du Seigneur p ar excellence. D'après le texte sacré, la fidèle observation du jour consacré à Dieu et au rep(5s, doit être une source de bénédictions, comme aussi son infraction doit attirer de terribles châtiments sur les rebelles. Les premiers chrétiens, ceux de la campagne comme ceux des villes, se réunissaient en ce jour, en un même lieu ; là, ils écoutaient la lecture des actes des Apôtres ou les écrits des prophètes, ils priaient, offraient la divine victime et participaient à la fraction du pain. Si les tyrans ne voulaient pas de ce culte, ils répondaient avec fierté : « Un chrétien' ne peut pas vivre sans le dimanche. » La solennité commençait la veille au soir, après le coucher du soleil.
Le dimanche étant un jour de repos autant que de prière, Dieu défend, pendant ce jour-là, les œuvres
serviles, c'est-à-dire celles où le corps a plus de part que l'esprit, et qui tendent directement à l'avantage du premier. Les œuvres libérales et les œuvres communes ne sont point défendues par l'Eglise. On peut, par conséquent, lire, étudier, écrire, enseigner, etc. Il est permis aussi de voyager à pied, à cheval ou en voiture, de jouer, de chasser, de préparer les aliments, etc.
On peut travailler le dimanche quand on y est autorisé soit par une dispense de l'autorité légitime, soit par une coutume qui est regardée comme ayant force de loi, soit par une nécessité grave, soit enfin par la piété et la charité. Mais ceux qui, pour une cause légitime sont dispensés du repos dominical, ne sont pas dispensés pour cela d'entendre la messe dont nous parlerons plus loin.