‹ Instructions sommaires sur la doctrine chrétienneChapitre 311 sur 318 · N" 401. — FIDÉLITÉ AU REPOS DU DIMANCHE · texte numérisé non relu

N" 401. — FIDÉLITÉ AU REPOS DU DIMANCHE

Marie Leckzinska, reine de France, étant à Fontainebleau, apprend que des ouvriers travaillent à un édifice public le jour de dimanche. Aussitôt elle fait appeler l'entrepreneur des travaux et lui demande pourquoi il ose ainsi désobéir à Dieu et au roi. Celui-ci répond que s'il ne travaille pas le dimanche il ne pourra pas livrer son travail au jour fixé et qu'il perdra telle somme convenue : « Tenez, lui dit la Reine, la voilà celte somme ; allez donc fermer votre atelier, et gardez-vous bien à l'avenir de contracter des engagements, que vous ne puissiez remplir qu'en enfreignant ainsi la loi de Dieu et les ordres du roi.

No 402. — LE DIMANCHE, JE NE MANGERAI RIEN.

Monsieur l'abbé Mulois raconte qu'un enfant de quatre ans, allant journellement à la salle d'asile, dirigée par des religieuses, fut tout scandalisé de voir, un dimanche, son père travailler comme les autres jours. « Mais papa, lui dit-il, c'est aujourd'hui dimanche ; pourtant, la chère sœur nous a dit qu'il ne faut pas travailler le dimanche, parce que le bon Dieu l'a défendu. Est-ce que quand tu étais jeune comme moi, la sœur ne te l'avait pas appris? — Oui, mon enfant, on me l'avait dit, mais on mange le dimanche comme les autres jours, et si je ne travaille pas qui te donnera à manger? — Eh bien, petit père, le dimanche je ne mangerai rien ; ne travaille plus, puisque le bon Dieu le défend. » Le père, attendri par l'admirable

langage de ce cher enfant, l'embrassa affectueusement et cessa de travailler.

N° 403. -— LE DIMANCHE ET LE CURÉ d'aRS.

Le curé d'Ars prêchait sans cesse la sainte loi du dimanche. « Vous travaillez, disait-il, mais vous ruinez votre âme et votre corps. Quand j'en vois qui charrient le dimanche, je pense qu'ils charrient leur âme en enfer. L'homme n'est pas seulement une bête de travail, mais c'est aussi une âme créée à l'image de Dieu. Le dimanche, c'est le bien du bon Dieu; c'est son jour, à lui, le jour du Seigneur. Il a fait tous les jours de la semaine, il pouvait tous les garder, il vous en a donné six, il s'est réservé le septième. De quel droit touchez-vous à ce qui ne vous appartient pas ? Vous savez que le bien volé ne profite jamais. Le jour que vous volez au Seigneur ne vous profitera pas non plus. Je connais deux moyens bien sûrs de devenir pauvre, c'est de travailler le dimanche et de prendre le bien d'autrui. » {Bulletin de saint François de Sales.)

GRAiND MOYEN POUR SANCTIFIER LE DIMANCHE

Sommaire doctrinal.

Entendre dévotement la sainte messe, assister aux vêpres et aux autres exercices de piété qui se font à l'Église, s'approcher des sacrements de pénitence et d'Eucharistie; écouter avec respect et attention la parole de Dieu, faire quelques lectures spirituelles, visi-

ter les malades, consoler les affligés, sont les principaux actes que les vrais fidèles ont coutume de faire les dimanches et fêtes de commandement.

Mais de toutes les œuvres, il n'y a que l'assistance à la messe qui soit obligatoire sous peine de péché mortel, et cette obligation atteint tous les fidèles qui sont arrivés à l'âge de raison et qui n'en sont pas empêchés par des motifs légitimes.

II ne suffit pas d'assister de corps à la messe, il faut y assister avec l'intention de l'entendre, et y apporter une attention au moins intérieure. Il est plus parfait et plus sûr d'y joindre une attention au moins intérieure en s'unissant au prêtre et en priant avec lui.

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