‹ Instructions sommaires sur la doctrine chrétienneChapitre 61 sur 318 · N° 60. — LA PROVIDENCE VEILLE SUR NOUS · texte numérisé non relu

N° 60. — LA PROVIDENCE VEILLE SUR NOUS

Une pauvre Parisienne vivait chaque jour des aumônes que lui faisaient deux charitables voisins. Sur ces modiques ressources elle avait trouvé le moyen de nourrir un pauvre orphelin de huit ans. Un jour elle rentrait chez elle avec un panier et ses vivres accoutumés. Le pauvre enfant la voyant rentrer lui dit : « Mère Georges, donnez-moi à manger car j'ai bien faim. Je n'ai encore pris aucune nourriture aujourd'hui. — Tiens, lui dit la charitable femme, en l'embrassant, laisses-en un peu, car moi aussi je n'ai encore rien mangé. » Le pauvre enfant affamé vide le panier, et après avoir embrassé sa bienfaitrice, il s'en va. La pauvre femme, debout sur sa porte, le regarde partir.

(£ Voilà tout de même mon dîner qui s'en va. Mon infortuné mari que va-t-ii dire? Que lui donner! » Tout à coup un chien blanc poursuivi par un gros dogue arrive en courant et dépose à ses pieds un pain blanc. La pauvre femme stupéfaite ramasse le pain. Une grosse tranche de viande était au milieu. Il y avait de quoi faire un bon déjeuner. Ce fut le repas de la Providence, {Recueil d'anecdotes.)

Page 1