‹ Instructions sommaires sur la doctrine chrétienneChapitre 76 sur 318 · N° 79. — UN PAYSAN GUÉRI DE SES DOUTES · texte numérisé non relu

N° 79. — UN PAYSAN GUÉRI DE SES DOUTES

Un paysan disait un jour à son curé: « Je suis tourmenté par un doute dont je ne puis me débarrasser. Je ne puis me persuader que nous ayons une âme, puisque nous ne pouvons la voir. — Eh bien, mon ami, en ce moment pensezà quelque chose, n'importe à quoi, lui dit le pasteur. — Avez-vous pensé? — Oui monsieur. — Bah! Je ne puis croire que vous ayez pensé à quelque chose, continua le prêtre d'un ton badin ; mais le paysan de lui soutenir fort et ferme qu'il avait pensé et bien pensé. — Pourquoi ; en doutez-vous?— Parce que je ne puis voir vos pensées, dit le pasteur. Et notre paysan fut guéri de ses doutes.

N° 80. — .lE n'ai qu'une AME, JE NE PUIS LA SACRIFIER.

Un saint Pape, sollicité par un empereur d'Allemagne, d'agir contrairement à sa foi et à sa conscience, répondit noblement : « Sire, si j'avais deux âmes je pourrais en sacrifier une pour vous plaire, mais n'en ayant qu'une, rien au monde ne pourra me déterminer à la sacrifier et à la perdre pour l'éternité.

N'' 81. — RIEN AU MONDE NE ME FERA EXPOSER l'aME de CET ENFANT.

Pie IX, pressé de remettre à des parents juifs un enfant baptisé, répondit énergiquement : « Toutes les

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baïonnettes du monde ne me feront pas exposer l'âme de cet enfant. »

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