MARIE
Des rois, des empereurs, des princes, des patriarches, des milliers de pèlerins sont venus se prosterner, prier, adorer en cet endroit, où Jésus-Christ est né pour notre salut, et y ont laissé de riches témoignages de leur munificence. (Mgr Mislin, Les saints lieux.)
N"^ 93. — adoration des bergers et des mages.
Peu de temps après la naissance de l'Enfant-Dieu, on vit accourir aux côtés de Marie, de Joseph et des anges rangés autour de la crèche, les pâtres de Bethléem. Avertis par un messager céleste, ils quittent leurs troupeaux et vont droit à l'étable rendre leurs hommages au nouveau-né. Malgré le spectacle d'une grande pauvreté et du plus affreux dénûment qui s'offre à leurs yeux, leur foi n'en est nullement ébranlée. Ils se prosternent devant l'Enfant-Dieu, à peine couvert de misérables langes, ils l'adorent, et s'en retournent glorifiant et louant Dieu de tout ce qu'ils avaient entendu et vu.
Quelques jours après, les Mages voient briller au fond de l'Orient une étoile merveilleuse : Vidimus stellam ejus in Oriente, Sans autre manifestation, ils quittent leur pays. Ils voient dans ce phénomène la volonté
de Dieu qui les appelle auprès de lui, et sans hésitation, ils vont à la recherche du Messie. Ils le trouvent, ils se prosternent à ses pieds et lui offrent des présents qui indiquent qu'ils le reconnaissent pour Dieu, pour Roi et pour homme. Ils en sont bénis et récompensés par le don de la foi.