Du Changement qui fait cesser Vobligation
du Fœu.
Les choses changent en matière de vœu, quaud
-laO Du SECOND
h fin qu'on s^ëtoh proposée cesse ^ ou que h matière du vœu n^est plus la même, ou que le vœu dépend d^une condition qui vient à manquer. Gomme ces changemens peuvent ne pas aller jusqu^à éteindre Tobligation du vœu, les règles suivantes feront connoitie ce que Ton doit en penser.
RÈGLE 1. Uobli^ation du vœu cesse, quand la cause finale et prochaine de ce vœu vient a cesser totalement. Cette règle et les exceptions qu^elle porte avec elle, ne peuvent mieux se prouver que par des exemples.
Si quelqu'^un a fait vœu de donner tant par mou à un tel pauvre, qui depuis est devenu riche; d^aUei dans un tel endroit en pèlerinage pour obtenir b guérison de son père que Ton lui a dit être malade, et qui étoit mort, ou déjà guéri, quand le vœu a été fait; de ne pas entrer dans une telle maison^ parce qu'il y demeuroit des personnes dangereuse! pour lui, lesquelles en sont sorties depuis : dans tous ces cas, le vœu cesse d^obliger, parce que, quoique Thonneur de Dieu, qui est la cause éloignée , subsiste toujours , les raisons qui avoient prochainement déterminé à le faire, ne subsistent plus. Mais si ce pauvre, sans cesser d'être véritablemeni tel , étoit seulement un peu moins à plaindre qu'au— paravant; si dans la maison que deux personûes rcndoient dangereuse à celui qui a fait le vœu. il en restoit encore une \ ou si celles qui s'en étoienl absentées pour un temps , y étoient revenues dam la suite, le vœu auroit toujours subsisté dans les deux premiers cas, et il renaitroit dans le troisième; parce qu'un vœu n'est éteint que quand sa fin prO" chaine cesse totalement et pour toujours.
Pour savoir si un homme que deux raisons auroient engagé à faire un vœu, e^t obligé de Taocomplir, quand une des deux vient à manquer^ i] faut examiner s'il s'est formé de ces deux motifi une cause totale; ou si, quand même ime des deux
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naoToit pas subsisté, ilauroit toujours fait la même promesse. Dans la première supposition, il est déchanté de son vœu ^ et dans la seconde , il est tenu de [accomplir. Pascal, par exemple, s^est engagé par vœu a aller à Rome, soit pour honorer le tombeau des apôtres, soit pour adoucir Tesprit de son père irrité contre lui, auquel il sait que cette dévotion sera agréable; son père meurt avant que k vœu soit exécuté; si Thonneur que Pascal a voulu rendre au tombeau des apôtres, fa tellement dé-*terminé k faire ce vœu , qu^il Feût fait, quand même ce n^eàt pas été un moyen pour lui de rentrer dans ks bonnes grâces de son père, il est obligé d'accomplir son vœu , quoique sou père soit mort. Si au contraire le motif alionorer le tombeau des apôtres, ne Peut pas engagé seul à faire cette promesse, sans celui de plaire aussi par— là à son père et de se réconcilier avec lui , la mort de son père fait cesser fobligation du vœu. Dans le doute,, il faut présumer pour le vœu.
Lorsque celui qui a fait un vœu , manque par sa faute, à Texécuter dans le temps qu^il s'étoit près* crit , et que cependant la cause du vœu vient à cesser , alors , quoiqu'il ait péché en n'accomplissant pas son vœu au temps marqué , et qu'il doive en faire pénitence, disent plusieurs célèbres théologiens , il est cependant délié de ce vœu.
Par exemple, Titius a promis de donner avant
Îubize jours la somme nécessaire pour racheter ean Je Fesclavage^ mais comme il na pas exécuté ce vœu dans le temps qu'il l'a voit promis, il n'est plus en état de l'accomplir, parce que Jean est mort esclave. Selon ces auteurs , Titius est déchargé alors de son vœu : mais pour cela, il faut supposer que la première intention de ïilius, quand il a fait cette promesse, n'a pas été de délivrer un esclave quel qu'il fût , et que la délivrance I>er— sonnellc de Jean a été son premier et principal objet*
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Règle IL Toot changemeot de nôatièré , qui ^ s^il eût été prévu dans le temps qu^on a fait on vœu ^ auroit empêché de le faire^ ne suffit pas pour en éteindre robligation : autrement il nV auroit rien de sûr dans les conventions des hommes. D^aiileurs^ ainsi que nous l'avons déjà remarqué, il n'^est pas nécessaire pour la validité d'un vœu, de prévoir toules les suites qu'il peut avoir, tes chagrms, les troubles, et les inquiétudes quHI pourra produire. Ainsi, celui qui auroit fait vœu de donner Taumône à un pauvre qu^ii crojoit vertueux ou attaché ï ses intérêt?, ne peut pas manquer à sa promesse, sous prétexte qu il peut assurer que , s^ii avoit bien connu cet homme, il auroit mieux placé ses libéralités. La raison primitive de tout ceci, cW qu'il y a des changemens considérables, quonn^a manqué de pré* voir que par sa faute.
11 (âut donc, afm que le changement de la matière du vœu en éteigne Tobligation, quHi soit si considérable que, selon Festimation des hommes prudens, on ne puisse juger qu'une personne sage ait voulu s^obliger en cas quHI sur>iut telle et telle circonstance : il faut un changement qui rende la chose promise , moralement ditlérente de ce qu'elle étoit quand on Ta promise. La raison en est , i • qu'on homme qui a fait un vœu, ne s^engage pas à faccomplir à tout événement; mais s'il le fait sons cette condition tacite, que si les clioses viennent â un état où il n^j auroit ni raison, ni équité à exiger qu'il faccomplit, il en sera déchargé. 2. Que le vœu étant une loi privée, n'oblige pas au— delà de "Hntention de celui qui a bien voulu se l'imposer : or , Tintention d'un homme sage qui s oblige à une chose, n'est pas de s^obliger à une autre moralement différente de la première, telle que seroil celle oii il siir\'iendroit un notable changement. Ceci est évident par l'exemple d'un homme qui étant fort à sou aise, auroit fait vœu de donner chaque annà
GOVMAVDSHVVT. I!l3
Tingt pistoles aux pauvres : s'il ne perdoit que quelque portion de son revenu , quoique son aumône loi coûtât plus qu^auparavant , il ne seroit pas dispensé de la continuer ; mais si le malheur des temps^ <m rinjustice des hommes le réduisoit à un état où il eût peine à subsister lui-même , il seroit déchargé ^ ou plutôt on doit lui suspendre une obliga— ' tion qui , par le changement des circonstances, est devenue moralement impossible par rapport k lui«
Dbù il résulte quW homme est quitte de son vœu, ou pour toujours, ou pour un temps, quand il ne peut laccomplir sans péché, ou sans courir risque (ie la vie , de llionneur , ou de faire une perte coosideVable; en un mot. quand il se trouve dans une situation où il seroit dispensé d^accomplir les lois de fËglise ou du prince.
U faut cepenoant remarquer ici, i. qu'un homme peut faire vœu d'une chose qui le mettra en danger de mort : ainsi , s'il s'est engagé à servir les peslilë— m, il doit le faire, quelque chose qui puisse lui eo arriver : le péril qu'il court alors est attaché i son vœu; et il en est de lui comme d'un soldat ^ qui, quelque dangereux nue soit son poste, doit s'y leuir jusqu'à la un. 2. Que dans le doute, si le changement survenu dans la ' matière du vœu , est assez notable pour en arrêter l'obligation , il faut préjuger pour le vœu; parce qu'une excuse douteuse ne lève pas un engagement certain. 3. Qu'on ne raisonne pas d'un vœu solennel , comme d'un vœu simple. Celui— ci se compare aux fiançailles, et le premier au mariage : ainsi, comme quelque chose qui sur^'ienne, le mariage une fois valablement contracté subsiste toujours; de même quelque changement qui puisse arriver, l'engagement religieux ne s'éteint jamais, à moins que des raisons extraordi*naires n'engagent le Pape à en dispenser.
Règle liL Le vœu fait sous une condition qui ne s'accomplit pas, n'oblige point. Ainsi, une mère
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aui a fait vœu de faire une fondation, si Dieu renoit la santé à sa fille, n'y est pfâs tenne si sa fille vient k mourir. Un homme qui a fait vœu de se faire chartreux , et qui ne Ta pu faire qu^i condi* tîoD qu'on voudroit bien le recevoir, doit se tenir tranquille , si on ne juge pas à propos de Fadmettre; pourvu que par sa faute, ou par sa lâcheté, il ne se soit pas rendu indigne d'ctre reçu : car , alors il seroit obligé, ou de tenter de nouveau de se fsdre recevoir, s^il étoit possible, ou de faire pénitence de sa mauvaise conduite qui fa fait exclure.
Si cet homme , en faisant le vœu de se faire chartreux, a eu ed vue une telle maison en particulier^ il est déchargé de son vœu , si cette maison , où il prétendoit s^eugager , ne veut point de lui. SHl a en en vue Tordre tout entier, indépendamment des maisons particulières , ce nVst pas assez qu il se présente à une maison, il fautqu^il eu essaie quelques autres ^ ad arhitrium viri prudentis ,- puisqu^il est d'expérience qu^un homme qui ne plait pas à un supérieur^ peut plaire à un autre; et quune maison qui a'moins de sujets , ou qui les nourrit plus aisément , n^est pas si difficile qu^uue autre qui en a beaucou|) , ou qui ne peut les élever qu^à grands frais. Enfm, s^il a eu dessein de se faire religieux , quelque part que ce put être, il faut qu^il se présente à plusieurs maisons^ ou du même , ou de difierens ordres. La raison de cette décision , comme de la précédente , est , qu^un homme qui a fait un vœu , est non— seulement tenu davoir fintention sincère de laccomplir , mais encore de faire une diligence morale pour y réussir.
A regard du choix des orares , lorsqu^on a fait voeu en général de se faire religieux , cela dépend de Fin— lenlion, du zèle et de la ferveur de celui qui a fait )e vœu. Dans le doute on doit , pour le plus sûr , lui conseiller d^entrer où Ton voudra le recevoir , sHI ne peut être reçu dans d autres où il s^est déjà présenté. Celui qu^on ne voudroit recevoir qu'en qualité de
GoiTMÂlCDEMEirT. I ^5
frère lai , et dont rëducation et les études' tendroient. à un autre état ^ ne seroit pas obligé de prendre ce partL
Celui qui , ayant fait vœu d'entrer dans une communauté très-austère , a fait profession dans un ordre fort mitigé ^ n^est pas obligé d'en sortir pour se faire recevoir dans cette communauté, parce que le vœu solennel qu^il a fait , Femporte sur son premier vœu qui n^étoit que simple ^ mais il doit faire pénitence de nWoir pas accompli le premier.
Celui , au contraire , qui auroit fait vœu dVntrer en religion, et qui seroit entré dans une communauté séculière où Fou feroit des vœux simples , seroit obli- |é, ou d'obtenir dispense de son premier vœu , ou de Faocomplir ^ parce que le droit ne Feu dispense que qoand u a fait profession dans un ordre religieux ^ et qu'une congrégation séculière, d'où Ton ne sort que trop souvent , et dans laquelle on jouit de son bien , en diOere essentiellement.
Nous allons tâcher d'éclaircir les difficultés les plus fréquentes touchant les vœux conditionnels.
IHous avons dit ci-dessus , que le vœu conditionnel est celui qui a été fait sous une condition^ c'est-àdire , au cas que telle chose soit , ou doive être dans la suite. Afin qu'un vœu soit conditionnel , il faut que h condition ait été apposée à la promesse au moment qu'on Fa faite ; si la promesse a été absolue , et qu'on n'y ait ajouté la condition qu'après coup , le voeu est censé absolu.
Les conditions dont on peut faire dépendre Fobli— gation d'un vœu , varient à l'infini. Les unes regardent & passé ou le présent^ les autres regardent la venir; les unes sont honnêtes, les autres ne le sont pas; les unes dépendent de nous , les autres du prochain. Lorsque la condition sous laquelle on a fait uu Tœn, recarde le passé ou la présent, le vœu oblige, ou n'^obugepas, dès le moment qu'il est conçu, selon que la chose qui en fait la condition , est ou
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n'est pas. Par exemple, Pierre promet dé Êôre dire un certain nombre de messes , si son frère n^a pas été blessé dans le dernier combat, ou dans celui qui se donne actuellement : son vœu n^^est conditionnel, que parce quil ne sait pas encore ce qni s^est passé , ou ce qui se passe ailleurs; les premières nouvelles qn^il recevra de son frère , lui apprendront ce qu^t aura à faire.
Le vœu qui dépend dW événement futur, mais nécessaire, est aussi regardé comme absolu. Dire qu'on se fera chartreux, si le soleil se couche^ c^est dire qu'on veut absolument fêtre.
• Le vœu qui dépend d'un événement futur, mais contingent , est suspendu , et n^obligera que quand cet événement sera arrivé ; il faut même qu il arrive dans toute l'étendue qui lui a été donnée par celui qui a fait le vœu. Un homme promet de donner quatre écus aux pauvres , si son frère revient en bonne santé d'un voyage; ce frère revient, mais très— infirme; le vœu n oblige pas, parce que la condidon n'est pas remplie dans sa totalité.
Mais il faut bien remarquer , que quand vme fois un vœu est fait et parfait sous une seule condition j on ne peut, ne fut-ce qu'un moment après, y, en ajouter une seconde. Ainsi, si celui dont nous ve-* nons de parler , avoit fait vœu de donner tant aux pauvres, en cas que son frère vint à bon port; et que par un acte différent du premier , il eut ajouté la nouvelle condition de la bonne santé de ce même frère, il seroit obligé d'exécuter son vœu, quand même son frèie seroit revenu infirme; parce qu'il ne dépend pas de nous dé modifier et de restreindre les promesses que nous avons une fois faites h Dieu.
. Dans le doute, si c'est après coup, ou tout de suite, qu'on a ajouté une condition à un vœu ab-« solu, ou, ce qui revient au même, une deuxième' condition à un vœu qui n'en a peut-être quWe, il faut prendre le parti qui expose le moins à violer son vœu.
CoifMANDEMBIfT. IH'J
On demande & quoi seroit obligé celui dont nous
parlions ci— dessus, si dans le temps quil a fait son
Tœu j son frère éloit déjà arrivé. Il semble qu il ne
seroit obligé à rien , parce quHl n^avoit fait son vœu
^ue pour obtenir de Dieu la conservation de son
irère dans un voyage qui étoit déjà terminé; et
qu^ainsi il y avoit ce qu^on appelle error circà
€umsam Jiruzlem. Il y a cependant des cas qui pâ«
roissent assez semblables à celui— ci, où un tel vœa
subsisteroit; et c^est lorsque ce vœu nest pas pris
<:omme un moyen d^obtenir une chose; mais qua
cette chose, à laquelle on ne prend pohit d Intérêt^
n^est quWe pure, condition du vœu. La raison
en est , que le vœu n^a alors d^autre sens que ce*
Ini— d : Si telle chose ^ par exemple (que je ne de^
mande pas à Dieu ) arrive^ je donnerai tant aiuc
pauvres : or, dans ce cas, dès que la chose ac»-.
rive, en quelque temps que ce soit, la condition &t
Templie^ le vœu doit donc être exécuté.
Quoique le vœu conditionnel n'oblige qu^après que k condition est accomplie , on doit cependant , en attendant Févénement de la condition, être attentif à éviter ce qui peut mettre hors d'état d accomplir co vœu, quand la condition sera arrivée.
Lc^ théologiens demandent si la condition apposée à un vœu , est censée remplie par son équivaleat^ Par exemple, Paul a fait vœu de se faire religieux, si une sœur qui a besoin de lui, trouve uu mari qui la mette en état de se passer de ses services ; elle meurt, ou elle entre en religion; et par-là Paul en est déchargé : sa mort, ou sa profession équivalent—elles pour Paul à son établissement dans le siècle^ et Paul est— il tenu d accomplir son vœu^ tomme si elle étoit mariée P
Les casuistes sont partagés sur ce point. Sans examiner ici les raisons de ceux qui soutiennent que le vœu de Paul esi nul, dès que la condition sous laqudle il Ta fait , n'est pas remplie in proprid formât
I!l8 De SEC09B
nous croyons qu'on doit lui conseiller d'accomplir sou vœu, ou aen demander dispense, parce que c'est le parti le plus sûr. En efll'et, sHl a eu une intention virtuelle de se donner à Dieu en cas qu^ii ^e trouvât en état de le faire« il v est certainement obligé dès quHl est en état. Le doute même, s^ily en avoit, devroit le déterminer au parti le plus sur : or, pour peu que Paul veuille examiner son cœur, il verra qu^il étoit dans le dessein de se donner u Dieu dans la religion , en cas que rien ne le retint dans le siècle, et que sa sœur n^eutpas besoin de lui. Cest moins aux termes qu^à Fintention , quW doit s'attacher dans les affaires de la nature de celle que nous traitons icL
Une condition impossible, ou honteuse, annule le vœu. Ainsi, celui qui seroit assez insensé, ou assez impie, pour faire vœu d'une chose, s'il lui arrive de voter comme un oiseau, ou de tuer son ennemi, n'est pas tenu à ce vœu ^ parce que quand on promet une chose sous telle ou telle condition, cette condition est regardée ordinairement comme une fin qu'on se propose d'obtenir par le moyen du vœu : or, on ne peut se proposer pouF fin, ni ce qui est impossible, ni ce qui est crimiDel. Si ces sortes de conditions sont regardées comme non avenues dans les mariages et dans les actes de dernière volonté , c'est que le droit l'a ainsi réglé pour d'importantes raisons; et il n'a rien réglé de pareil par rapport aux vœux.
Une condition contraire à l'essence du vœu, Fannule. Ainsi il faut regarder comme nul, le vœu d'entrer en religion qui a été fait à cette condition , u on restera maître de se retenir un bien , et dTca isposer.
Il faut remarquer que les conditions qui sont apposées pour marquer que le vœu est fait dans le dessein de se punir d'un péché, ou de s'en abstenir , n'annulent point, le vœu; ^ii en^est de même du serment.
ComAHDEtfElir. f j^
it^ taoïidi fl faut appliquer tout ce que nous di^* ï. iâ au. vœu. Cest pourquoi si un homme m vcea de donner une certaine aumône aux pauvres^ as qi»*il lui arrive de jurer ou de mentir; dèé^, I a y-ri^ Ovi qu^il a menti, il est oblige d^ac*^ ipiir ia promesse. £lie est bonne et sainte^ puis^ I ne se propose que de réparer des offenses laites )ieu.
In homme qui a fait un vœu sous- une con*-* m dont il est le maître^ n^est pas toujours tena lettre cette condition. Celui qui sW engag^^ nemple^ & donner Paumône toutes les fois quu va^ peut ne pas sordr. La rabon en est ^ qu'il pas fait vœu de sortir de chez lui , mais seop* ml de faire Païunône au cas qull sorte. lais faudroit— il raisonner de même pour celui auroit fait vœu d'entrer en religion dans le oà Uieu le préserveroit pendant une année de péché mortel? Il est certain qu'il est tenu à; «nplir son vœu, sHl tombe pendant cette annéci I le péché mortel par malice , et m fraudent \^ afin de n^être pas obligé d'entrer en religion; :e que, quand nous faisons à Dieu une promesse t condiûon , le moins qu il puisse exiger de nous , ; que nous n^empêchions ni par fraude , ni par ice, l'accomplissement de cette condition. lais les théologiens sont partagés sur la questioa savoir ce quHl doit faire, s'il nest tombé dans jiéché mortel que par pure fragilité. Les un$ iennent qu'il est obligé aussi à accomplir soa i; d'autres le nient. Si le cas arrivoit, il seroic sûr d^avoir recours a févêque, lequel dans le te peut ou dbpenser, ou commuer un vœu de 5 nature.
i on a fait vœu sous une condition qui dé^
d d'une autre personne, par exemple, sous le
plaisir d^un père , i . on est obligé à ne se ser«
ni de dol, ni d'artifice, poiu: Tempécher de