Faux témoignage ne diras ^ ni mentiras aucunement
9. V œuvre de chair ne désireras ^ qiCen mariage seulement. 10. Biens d?autrui ne convoiteras ^ pour les avoir injustement»
Dans éhacun de ces commandemcDS, il faut entendre quelque chose qui nous est commaudce^ et quelque autre chose qui nous est ddfeodue. Le premier nous oblige à aimer et adorer Dieu de tout notre cœur^ il nous défend tonte idolâtrie, magie , hérésie , et toutes superstitions. Par le second , sont défendus les juremetis faits sans respect, sans nécessité^ les parjures , les reniemens. les blasphèmes contre Dieu et contre les Saints ^ et il nous est ordonné d'accomplir nos promesses et nos voo.'JX. Le troisième commande de sanctifier les dimanches^ pour cela il faut entendre la messe et la prédication, assister au service de TEgiise aveo dévotion et respect , et vaquer anv bonnes œuvres. Il défend défaire aucune œuvre seriile , cVsl à diie, les œuvres mncenaires , pai où ordiuc'^iuiricni en gagne sa vie : on en excepte ne anniuii.>» les œuvres nér<.*s— saires à la vie ^ mai^i Ton doit, à cet (^gaid, disposer tellement son temps* qtTon en îéserve to:>t ce qu'on pourra pour le servir^ diviiî. Pour bien sanc'ifici le dimanche, on doit princi;ictlenu-nl o iter le péché et tout ce qui porte au pé(h(\
Le quatrième commandfc*m(*nt oh^i^.- i.";. f;i[.;ïis d'honorer leurs pères et leurs mèr^s, ot; L-.'r: < Iv.ir et Je les aider en leurs nécessilsls corpo.c =!•"; i r ..«iiituelios. Il prescrit encore de respecter tous si p'rirî ms, pasteurs, rois, magistrats et autres^ et il Jn.r nd dVire desobéissant a toutes ces personnes, de leur lii*re peine et d'eu dire du mal. Le cinquième défend de tncr, blesser, frapper, nuire au prochain en son corps, par soi ou par autrui; de lui ôter sa réputation, do le calomnier, de médire de lui, de roflenser par des paroles injurieuses, de lui souhaiter du mal* Il oblige
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k pardonner à ses eonemis , et à bien vivre avec lotit le monde.
Le sixième défcmd tous plaisirs de la chair ^ hors Tusage Légitime du mariage; toutes actions^ paroles ^ pensées volontaires, et tons désirs déshonnêtes; tout ce qui donne de mauvaises pensées, comme les tableaux, les titres, les chansons <, la plupart des danses, les entretiens impudiques et les spectacles. Il ordonne d'être honnête et modeste dans ses paroles, ses actions, ses faabillemens ; et de garder la modération dans le boire et le manger.
Le septième commandement défend de prendre le bien d autrui , et de le retenir contre la volonté du maîire ; de faire tort au prochain en ses biens , de lui causer aucun dommage. Il défend Tusure, le profit qu'où :tire du prêt«Il défend détromper dans la quantité ou .dans la qualité des choses qu'on vend : dans la quantité 9 eu vendant à faux poids, à fausse mesure, à nombre faux; dans la qualité, en vendant comme bon ce qui est mauvais. Il commande de rendre le bien d'autrui, :«oit dérobé, soit trouvé^ et de faire Taumône aux pauvres, selon ses moyens. Le huitième d<ifend de porter faux témoignage en justice, contre son prochain, d'en juger témérairement^ de mentir^ et il commande .de dire la vérité.
Le neuvième se rapporte au sixième, et défend même tous les mauvais désirs en matière d'impureté. Enfin, le dixième défend non— seulement IVflfet , mais encore la volonté de s'approprier le bien d'autrui. Il défend de souhaiter d'acquérir les biens de la terre par des voies injustes* de laisser languir les pauvres, lorsqu'on peut les soulager dans leurs besoins, et qu'on a moyen de leur donner. Il défend de porter envie à IVlf'va— lion et au profit du prochain \ de souhaiter la disette, •fin de débiter plus chèrement ce qu'on a à vendre. U oblige à se contcaler de Tétat oii il a plu à Dieu
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de nous mettre; à souffrir la n^cestilé avee patience, quand il lui plaît de nous l'envoyer ^ à souhaiter que la volonté de Dieu s'accomplisse, et non pas la nôtre. Après vous avoir instruits sur les commandemens de Dieu, nous allons vous expliquer les commaodemeDf de TEglise ^ ils sont au nombre de six.
1. Les dimanches messe ouïras y et fêtes de commandement. a. Tous les péchés confesseras ^ à tout le moins une fois ran, 3* Ton Créateur recevras ^ au moins à Fâque humblement, 4- Lts fêtes tu sanctifieras^ qui te sont de commandement» 5. Quatr&'temps ^ vigiles^ jeûneras^ et le carême entière^ ment, 6. Vendredi chair ne mangeras ,^nile samedi mémement.
Dieu même a donné à TEglise le pouvoir de faire des commandemens : en nous la donnant pour mère^ Jésus-Christ nous ordonne de loi obéir ^ ainsi, doui devons sanctifier les fête:! comme les dimanches. Jour de dimanche, choi.si par ractoiité des apôtres et de FEglise, comme le jour du Seigneur, en mémoire de la résurrection de Jésus-Christ, et de la descente du Saint-Esprit arrivée en ce jour. Fêtes instituées en mémoire des saints mvstères de Jésus-t^hrist. en mémoire des grâces que Dieu a faites à la sainte Vierge et aux Saints^ et afin que nous imitions leurs exemples, et soyons aidés par leurs prières. Les fidèles doivent encore, pour obéira lEglise, se confesser une fois Tan, avec les dispositions requises, à leur propre ctiré on à quelqu'antre prêtre qui ait le pouvoir de les abs'uidre. On ne satisfait point à ce précepte, par une mauvaise confession. Lorsqu'ils sont parvetius à Tâge de discrétion, ils doivent communier au moins une fois Tannée , chacun à sa paroisse. On ne satisfait point à ce précepte, par une communion indigne. Enfin, TEglis^ ordonne à tous ses enfans, lorsqu'ils ont Tâge d«*ter* miné, et n'ont point d'empêchement légitime, de jeu-
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ST aux jours des quatre-lemps , des vigiles de cer— iues fètes,el pendant toui le carême. Elle leur dénd^ sous peine de péché mortel, de manger de la ande les vendredis et samedis , sans nécessité. Âbslience de viande ordonnée, pour faire chaque semaine Lieiqne œuvre de pénitence, en mémoire de la mort B Notre-Seigneur le vendredi, en mémoire de sa sculture le samedi , et pour nous préparer à sanctifier I dimanche.
On ne peut ^ sans la gr&ce , accomplir la loi ; et Me grâce ne s^obtient que par la prière. Yoici celle ue Jésus- Christ lui-même nous a apprise. Elle est ourte, mais elle contient en abrégé tout TEvangile} t , dans sept demandes, elle renferme tout ce qu\io rai chrétien doit demander à Dieu.
Noire Père qui êtes dans les deux , que votre nom soit sanC'^ té^ que votre règne arrive ; que votre volonté soit faite en la TTC comme au ciel. Donnez-nous aujourd'hui notre pain quo^ iien. Et pardonnet-nous nos ojffenses^ comme nous pardonnons à mx qui nous ont offensés. Et ne nous laissez pas succomber la tentation : mais délivrez-nous du mal. Ainsi soit^iL
Ce mot Père^ doat nous nous servons en parlant Dieu, qui marque tant de tendresse, et qui est si lorieux aux hommes, nous engage à prier avec conaoce. Dieu nous a créés, nous a adoptés en Jésus— Ihrist pour ses enfans. Nous disons Notre Père^ pour lootrer que nous sommes tons les enfans d'une même imille. Ces paroles. Notre Père ^ doivent exciter ea lOus des sentimens d'amour et de reconnoissance ^ t nous rappeler que les enfans de Dieu sent ceux i ne vivent pas selon la chair , mais qui sont con— uits par son Esprit. Nous disons que Dieu est dans et deux, parce qu'il jr habite principalement , et qu'il r communique pleinement ses biens et sa gloire aux
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esprits célestes et h ses Saints ; et nous reconnoissoDS par-là que nous ne devons demander que ce qui peut nous mener au ciel. En demandant au Seigneur que son nom soit sanctifié, nous ne demandons pas qu^il acquière qoelque degré de sainteté, car il est la sainteté même : mais nous souhaitûns qie son nom sait célébré, loué , glorifié ^ que Dieu soit honoré, aimé, servi de tout le monde , et de nous en partieulier.
En demandant que son règne arrive, nous souhaitons quUI s^accroisse tous les jours; qu'il s'étende , par son Eglise, dans toute la terre; que les Infidèles et les hérétiques se convertissent à lui et se réunissent à son Eglise; que les pécheurs ne labsent plus régner le péché dans eux ; que Dieu règne seul dans le cœur des fidèles , comme il règne dani> les esprib bienheureux ; qu'il règne dans nos cœurs par sa grâce^ qu'il nous lasse régner avec lui dans sa gloire; et qu'enfin son règno soit parfait, dans la réujiion de tous les élus dans le ciel*
Nous demandons que sa volonté soit faite en la terre comme au ciel; c'est-à-dire, que nous demandons la grâce ) pour nous et pour tous les hommes , de ne vouloir que ce que Dieu veut , d'aimer, de respecter tout ce qui vient de Dieu ; nous demandons l'obéissance à ses commandemens, la soumission à sa divine provi* dence,avec une résignation parfaite, en souffrant les afflictions que Dieu nous envoie, par la pensée que le Seigneur est juste, que nous en méritons davantage^ qu'il est bon, et qu'il fait tout pour notre mieux; et enfin , nous demandons d'exécuter les ordres de sa divine volonté, comme ils s^'exécutent dans le ciel par les saints aoges, qui se disposent à entendre parfaiteroeut toutes les volontés de Dieu , par la promptitude à exé* cuter celles qu'ils connoissent.
Par la quatrième demande, nous demandons noire pain de chaque jour, c'est-à-dire, ce qui nous es» nécessaire chaque jour : en premier lieu, les biens spiri*
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uels qui doivent nourrir notre âme pour la vie éterlelle, et dout ooqs avons besoin continuellero^t ; sa ^rftce pour observer ses commandemens. En second ieu 9 TH>us demandons Its besoins de la vie temporelle^ lue nous ne devons demander que comme on demande lo pain, c'est-à-dire, ce qui est purement nécessaire: il Êiut les demander pour aujourd'hui , afin d'éloigner ouïe avarice et toute sollicitude pour Tavenir, et pour lous tenir dans nne continuelle dépendance de Dieu m toutes choses. Nous devons demander à Dieu notre pain, comme des indigens^ ce pain est une grâce vX Don une dette: nous devons bénir le Seigneur, quand J nous donne peu comme quand il nous donne beau— :oup^ parce que la privation nous est souvent plus jtile que fabondance.
Par la ciuquième demande, nous prions Dieu de Dous remeiire nos detres. Nos deties sont nos péchés: ils nous rendent redevables à la justice de Dieu, I laquelle il faut satisfaire en ce monde ou en Tautre. Parles deties que nous nouseugageons à remettre, il faut entendre généralement tous les torts qu'on peut nous Faire, par rapport a nos biens, à notre honneur et à nos personnes. Jésus-^Christ veut nous engager ici à être miséricordieux envers nos frères : nous devons remettre les injures , de quelq^ie nature qu'elles soient : il y a même, à IVgard des dettes d*argent. des règles à observer poiu* remettre Toffense comme J«»sus- Christ nous l'ordonne. Si un df^biteur notis fait injustice, il faut lui remettre cette offense, dans le fond du cœur^ sans en conserver de resserilimeol. Lorsque nous exigeons une dette, ayant droit de le faire, il faut agir sans dureté, par les voies ]t*s plus douces; et exercer eu cela même la miséricorde. Un des plus sûrs moyens de nous dflivr«^r de n-s minières, cV>t d'être mis^iicor-* dieux : aussi ct^tte ciuquièni»* demande est-elle la seule de l'oraison dominicale» où nçus prions Dieu comme si Qpus composions avec lui , car nous lui disons: ra-*
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fnettez^nous nos dettes , comme nous les> remettons à ceux qui nous doivent. Si , dans ce traité que nouf faisons avec lui ^ nous agissons de mauvaise foi , et que nous mentions^ nous ne tirerons aucun fruit de noué prière. Le Seigneur nous rend les arbitres de Farrèc qu'il doit prononcer ) et il nous donne le choix de si bonté ou de sa rigueur , selon que nous userons euvers nos frères de Fun ou de Tautre ^ si nous ne leur pardonnons pas , notre Père ne nous pardonnera pa non plus.
Les tentations auxquelles nous sommes exposés, noos empêchent souvent aaccompiir la volonté de Dieu: ainsi ^ dans la sixième demande de Toraison dominicale, nous demandons , à cause de notre fragilité , que Dieu ne nous laisse pas entrer en tentation \ et comme celte vie est une tentation continuelle, et que nous ne pouvons pas espérer de les éviter toutes, nous demandons encore que Dieu ne nous laisse pas suc^ comber à la tentation en nous abandonnant à nousmêmes. Lu grâce de Dieu est toute notre ressource pour vaincre les tentations^ et comme nous ne pouvons être victorieux si Dieu ne nous assiste, il est nécessaire dits* plorer son assistance. Nous savons que Dieu est fidèk à ses promesses, et qu'il ne permettra pas que noos soyons tentés au-dessus de. nos forces; mais qu^il coos fera même tirer avantage de la tentation, en sorte qa< nous puissions la soutenir.
Enfin, parla dernière demande de Toraîson dominicale, nous prions le Seigneur de nous délivrer da mal: c'est ici la conclusion de cette prière ^ et la demande qui doit nous procurer Teifet et le fruit de touttf les autres. Nous trouvons continuellement des obstackf aux dispositions que ces dem«.ndes supposent en nous: ainsi) nous prions Dieu de nous pr<*'server du maljnoD de quelque mal en particulier, mais généralement d< tout ce qui peut nous empêcher de sanctifier le saintnom
de DieU) de désirer son règne y de ikire sa sainte volonttf
ds
POUt FAIRE LK PrÔNB. l'J
ée recevoir les biens qui nous sont nécessaires ^ de pardonner les offeuses^d obteniple pardon des nôtres. Ce n^est pas seulement du pécjié^ qui est le plus grand de tons les maux, dont nous demandons ici la délivrance : mais encore nous demandons d'être délivres du dé-*mon et de ses attaques ; de tout ce qui nous di'fourne des vrais biens , sou en nous faisant tomber dans de nouveaux pécliés^ soit en renouvelant las (àcheuses im« pressions que les péchés passés ont laissées dans noire esprit et dans notre cœur. En un mot, nous demandons à Dieu de nous délivrer des maux , quels qu^ils soient) qui nous détournent de notre salut , et qui mettent en nous des oppositions à sa sainte volonté ^ d^ètre préservés non-seulement des maux de rame, mais encore des maux du rorps«
A Toraison donùnicale , rE<;liso joint la salutation angélique^ pour nous faire souvenir du mystère de rincarnation ^ et pour nous apprendre à recourir à riutercession delà sainte Vierge Marie i^ mère de Dieu^ i laquelle jo vous exhorte d'avoir une dévotioja toute particulière.
Je vous salu^^ Marie ^ pleine de grâce ^ le Seigneur est avec VOUS} vous êtes bénie sur testes les femmes ^ et Jésus ^le fruit de votre ventre^ est béni. Sainte Marie ^ mère de Dieu^ priez pour nous pauvres pécheurs ^ maintenant et à Vheure de notre Ymort. Ainsi soit-iL
Après avoir parlé à Dieu , nous nous adressons à la sainte Vierge, afin quVUe porte notre pricVe à Dieu, ^qn^ellenous aide aupri s de lui^ en le priant pouruous. En disant la salutation an^^liqne, noub dt^vogs penser au mystère de rhicarnaiiou , à la purt'té cl à lliu— udUté profonde de la sainte Vierge, et au ^rand secours que nous recevons par ses prières.
Voila, mes frères , ce que mon devoir m'oblige de ^Otu représenter aujourahuj 3 proûiez-en de votrs Tome IF. B
id FORMPLB POUR FAIRE LE Pr6rE.
mieux ; et tâchez d^en instruire vos enfans, vos ^b— mcstiques et autres dont vous pourriez être chargés» Ayez toujours la crainte de Dieu devant les yeux, et son amour dans le cœur. Evitez avec soin tout pëché : que si vous êtes assez malheurepx que d en commettre quelqu^un^ relevez-vous-en au plutôt par la confesjion et par une véritable pénitence, de peur d'être surpris par la mort ^ dont Theure est si incertaine. Pensez souvent que vous n'êtes au monde que pour con* noitre, aimer et servir Dieu, et pour assurer votre salut, qui est la plus importante, et même, à le bien prendre, l'unique affaire que vous puissiez avoir.
Aimez-vous les uns les autres, comme Jésus-Christ vous a aimés ^ pardonnez à vos ennemis , comme vous voulez que Dieu vous pardonne; ne prenez et ne retenez point le bien d^autrui; ne parlez mal de personne j pratiquez les œuvres de miséricorde^ et faites l'aumône selon votre pouvoir; pratiquez lesdevoirs de votre état y fuyez Toisiveté, eomme la mère de tout vice ; faites toutes vos actions pour Tamour de Dieu et dans la vue de lui plaire; faites un saint usage des peines qu^il voudra vous envoyer; portez-les avec patience, en satisfaction de vos péchés, et en union avec les souffrances de Notre-Seigneur Jésus-C)irist. Enfin, ne cessons point de prier les uns pour les autres, afin que, par la grâce de Dieu, nous puissions tous arriver à la gloire éternelle , que je vous souhaite, au nom du Père, ef du Fils-}-, et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.
Annonces des Fêtes 'solennelles. 19
FORMULES
yifA annoncer au Prône ^ VAvent^ les Quatre^ imps^ le Carême^ et les Fêtes solennelles de VannéCm