De Sackificb
avec force ) qu'ils doivent les tourner en différentes inanières , afin de faire toujours de nouvelles et de
lus profondes impressions dans les esprits , en (aire ^application à quelque chose de pratique , et, pour .éviter les prônes et les sermons d'une longueur fatigante, ils se souviendront que celui qui est préposé pour parler toute sa vie à un peuple, doit être aussi court dans ses instructions , que soigneux et assidu à les faire.
C'est pourquoi les curés et autres prêtres , chargés des instructions publiques dans ce diocèse , éviterout dy être trop long , et ne passeront jamais la demi* heure. Us se souviendront qu'une longueur excessive ^roit préjudiciable à leurs auditeurs, parce qn elle seroit icapablc de les éloigner de la messe paroissiale , et de leur inspirer du dégoût pour la parole de Dieu. Cest ce que le concile de Trente insinue ( Sess. 5. cap. de Reform. ) , ou , parlant de l'obligation des curés d'instruire leurs peuples , il dit : annuntiando eis cum brevitate sermonis.
Les curés et les secondaires ne doivent jamais oublier que toutes ces instructions restcroient inutiles, et ne porteroient point le fWiit que TEglise en atteud^ si les peuples ny étoient préparés par de bons calé' chismes , qui soient à la, portée des enfans et des personnes peu instruites. Le catéchisme est la plus essen< tielle de toutes les instructions , puisqu'elle sert de fondement à toutes les autres: c'est elle qui ouvre le cœur et l'esprit, pour recevoir les premières impressions de la foi et de la morale de Jésus-Christ.
Comment donc se peutril faire qu'il y ait des pasteursi
3 ni , croyant s'avilir en faisant le catéchisme, s'ea échargent sur des ministres inférieurs f L'instructioa des enfans, qui parut à Jésus-Christ lui-même si digoe de son zèle , ne leur paroit pas digne de leurs taleos) ils se réservent pour des ministères plus éclaians, in<i^
DE LA Messe. 3gS
u'ils remplissent toujours sans fruit , parce qu^ils n^y echerchent qu^eux- mêmes.
C*en est assez pour faire sentir quelle sera la con*
lamnation d'un pasteur, qui, se dispensant entièrement
le la fonction de catéchiste , croit avoir suffisamment
atisfait à son obligation d'instruire son troupeau , en
TODonçant successivement chaque année les mêmes
ermous, dont il n'a quelquefois qu'un petit nombre :
ermons souvent composés à la hâte, sans attention et
)n& avoir consulté, autant qu'il Tauroit dû , les sources
ans [lesquelles seules on puise la; vérité toute pure ^
îlle que l'Eglise veut qu'elle soit annoncée à ses enfans.
C'en est assez pour apprendre à un pasteur que, s'il
s contente de ne faire le catéchisme que pendant le
arêoie potir la première communion des enfans , en
cglîgeant ou refusant de le faire tout le reste de Tannée^
ne remplit pas son devoir, et qu'il manque & ce que
)ieo exige de lui et que l'Eglise lui ordonne.
Les ordonnances synodales de plusieurs diocèses dé-
arent suspens ipso facto tout curé ou vicaire qui
ra manqué trois fois de suite par sa faute ou par
gligence, à faire le catéchisme à ses paroissiens hors
temps des récoltes; c'est-à-dire, depuis la saint Jean
lé jusqu'à la Toussaint , ajoutant qu'on ne pourra
uier comme comminatoire seulement, cette suspense.
\t aux curés qui négligent de faire le catéchisme
iant toute l'année , ou qui se contentent de ne
ire que pendant le carême, à examiner devant Dieu,
l'ont pas encouru cette suspense et s'ils ne sont pas
Q conséquence de l'irrégularité, pour avoir exercé
s les fonctions des saints Ordres , la loi qui porte
ensuren'ayant été ni abrogée, nirévoquée^ et sub*
dans toute sa force dans ces diocèses.
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