TRAVAUX AGRICOLES
L'outillage de l'industrie agricole, lorsqu'on le compare à celai des autres industries, se présente à un état d'incontestable infériorité : il n'y a pas lieu de s'en étonner. Le génie des inventeurs s'exerce naturellement sur le perfectionnement des instruments, machines et appareils à l'usage des industries qui peuvent le mieux le rémunérer. L'agriculture a été longtemps celle de toutes les branches du travail humain qui possédait le moins de moyens pour provoquer et récompenser le perfectionnement de son outillage; aussi est-elle restée sous ce rapport la plus mal partagée. C'est de nos jours seulement que la mécanique agricole , sous l'impulsion de quelques amis éclairés du progrès, a commencé la réforme des instruments agricoles, réforme très-lente à s'accomplir. Néanmoins, la voie est ouverte; les instruments réellement bons ou passables, en attendant mieux, ne manquent plus d'une manière absolue à celui qui veut, dans la pratique, appliquer les principes de l'agriculture la plus avancée.
Les instruments agricoles se rangent naturellement dans trois sections distinctes , d'après leur destination , savoir :
1^ Instruments aratoires; 2« Machines agricoles; 3« Instruments de transport. Chacune de ces sections, déjà riche d'un nombre considérable d'instruments plus ou moins bien appropriés aux divers besoins de l'agriculture, s'enrichit journellement d'instruments nouveaux qui prennent successivement la place des instiuments surannés, quoique la routine et l'ignorance s'attachent à les conserver avec obstination. Il importe au cultivateur de connaître nonseulement les meilleurs instruments, mais aussi les plus défectueux de chaque série, pour être en état d'apprécier les qualités des uns et les défauts des autres.