‹ Instruments agricoles, labours, semailles, fenaison, moisson;Chapitre 20 sur 42 · MACHINES A FAUCHER ET A MOISSONNER · texte numérisé non relu

MACHINES A FAUCHER ET A MOISSONNER

L'emploi des machines pour opérer rapidement la fenaison et la moisson, deux genres de travaux pour lesquels manquent souvent le temps et les bras, est une des plus heureuses innovations introduites de nos jonrs dans îa pratique de l'agriculture. Celui qui dispose d'une bonne machine pour cette double destination peut toujours faucher ses foins et abattre ses moissons au moment le plus opportun, sans dépendre des ouvriers, qu'il est si souvent impossible de se procurer en nombre suffisant au moment du besoin. On ne se sert pas, pour la fenaison et pour la moisson, de deux machines différentes; c'est la même machine qui, au moyen de quelques pièces de rechange faciles à déplacer et à replacer, sert tantôt de faucheuse, tantôt de moissonneuse. Comme dans les semoirs, la force motrice est fournie par la rotation des roues qui supportent l'a machine ; cette force communique le mouvement à toutes les pièces , au moyen d'un mécanisme plus ou moins compliqué. Au grand concours de moissonneuses qui a eu

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lieu k la ferme impériale de Fouilleiise, en présence des juges les plus compéteiits, le premier prix a été décerné à la machine de MM. Burgess et Key. Cette machine opère avec une grande régularité; elle est portée sur deux roues de hauteur inégale, dont la plus petite lui sert de pivot pour tourner à chaque extrémité du champ à moissonner.

La machine du docteur Mazier, de l'Aigle (Orne), rivalise avec celle de Burgess et Key ; l'usage de cette machine se propage rapidement dans tous nos pays de grande culture des céréales. Pour s'en former une idée, il suffit de rappeler que les ateliers de construction de Paris ont livré 250 machines de Burgess et Key en 1857, 700 en 1858, et plus de 1,000 en 1859. Le nombre des machines Mazier livrées à l'agriculture a suivi la même progression.

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