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SEMOIR-BROUETTE

Le plus perfectionné des semoirs-brouettes mtroduits jusqu'à présent dans la pratique agricole est le semoir Pruneau. Ce semoir, par un mécanisme intérieur analogue à celui d'un mouvement d'horlogerie, renfermé

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dans la boîte dont un compartiment séparé contient Ic^ grains de semence, fait passer ce grain par trois tubes, dont chacun se termine par un petit râteau, de sorte que le grain, à mesure que l'ouvrier pousse l'instrument devan! lui, se trouve déposé et recouvert en trois lignes parallèles. L'économie sur le grain des semailles exécutées avec le semoir Pruneau, est d'environ moitié de la quantité habituellement employée pour les semailles à la volée ; de sorte que, par cette économie seule, le prix d'achat du semoir Pruneau , très-bien approprié à la petite et à la moyenne culture, est très-promptement remboursé. On sème avec ce semoir les céréales, et de plus la graine de carottes ainsi que toutes les autres graines fines. Le semoir-brouette le plus usité, parce qu'il est simple et trèspeu coûteux, est celui que représente la figure 5; c'est un instrument des plus précieux pour la petite et la moyenne culture.

Fig. 5. — Semoir-brouette.

Le semoir deM.d'Abadie, sans être un semoir-brouette, puisqu'il repose sur deux roues, est cependant un semoir à bras qui fonctionne sans le secours d'un attelage.

II est conslruit pour semer à Ui fois cinq lignes espacées entre elles de h. 20 centimètres. Il a Tinconvénient grave d'exiger l'emploi préalable du rayoïineiir, qui trace les raies h la distance et à la profondeur voulues ; lé semoir dépose le grain dans ces raies, il faut ensuite donner un trait de herse en travers pour le recouvrir. Du système de roues d'engrenage que mettent en mouvemént les roues de l'instrument qu'un ouvrier pousse devant lui fait agir un mécanisme qui chasse le grain dans les tubes ; lés semailles se font ainsi avec une grande régularité, moins bien cependant qu'avec les semoirs à cheval.

SEMOIRS A CHEVAL.

L'un des plus simples et des plus ingénieux parmi les semoirs à cheval usités en France est celai de M, d'Huicque, de Surville (Seine-et-Oise). Ce semoir se compose des casiers renfermant le grain, d'un système de distribution mis en mouvement par la rotation des roues, et de six tubes espacés entre eux de 22 centimètres, par lesquels le grain descend jusqu'à terre. Chaque tube se termine par un soc qui trace une petite raie dans laquelle le grain est déposé. Le semoir d'Huicque fonctionne avec un seul cheval, qui doit marcher au pas, et avoir l'allure la plus régulière possible. Le prix de l'instrument est peu élevé, et, grâce à la simplicité de sa construction, il peut fonctionner longtemps sans avoir besoin de réparation.

Le semoir Garrett, est plus compliqué que celui de M. d'Huicque; il repose sur le même système, c'est-àdire que, par un mécanisme intérieur que met en jeu le mouvement de rotation des roues de l'instrument en acti-

vite, le graia renfermé dans une capacité séparée descend jusqu'à terre par des tubes qui le déposent dans des raies (racées par Tinstrument lui-même, et où le grain est enterré à la profondeur voulue. Le semoir Garreti sème sept lignes à la fois; il est construit pour fonctionner aussi régulièrement sur les terrains en pente que sur les terrains en plaine. Son prix est très-élevé, et la complication de son mécanisme le rend difficile à réparer quand une de ses pièces se trouve hors de service. C'est, du reste, le semoir à cheval le plus estimé et le plus employé dans toute la Grande-Bretagne; il efft^ctue les semailles de toute espèce de grains avec une régularité parfaite et une précision mathématique. Il fonciionne avec un attelage de deux chevaux (^(/. 6).

Fig. 6. — Semoir à clieval.

Le semoir Smith est anglais, comme le précédent; c'est celui de tous les semoirs à cheval qui a obtenu en France le plus de succès ; il est employé exclusivement dans plusieurs centaines de grandes exploitations des départements de l'ancienne Normandie. Son mécanisme est basé sur les mêmes principes que le semoir Garrett; il est seulement

im peu moins compliqué. Le semoir Smith , selon ses dimensions et son prix, malheureusement très-élevé, sème à la fois de 9 à 15 lignes. L'instrument de 15 socs ne peut fonctionner qu'avec trois chevaux ; il peut ensemencer cinq hectares dans une journée de travail; le semoir à 9 socs n'a besoin que d'un attelage de deux chevaux; il ensemence de trois à quatre hectares par jour de dix heures d'attelage. Son mécanisme est un peu moins diflicile à réparer que celui du semoir Garrett, lorsqu'il vient h se déranger.

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