‹ Instruments et musiciens;Chapitre 4 sur 28 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

Seine et Timprévu des petites rivières confluentes.

Oh ! nos promenades sur TOrge, jolie, moirée, toute noire d'ombre, embroussaillée de lianes odorantes comme un ruisseau d'Océanie! On allait devant soi, sans savoir. Par moment on passait entre des pelouses mondaines où traînait la queue d'un paon blanc, des robes claires faisant bouquet. Un tableau de Nittis. Au fond, le château, tout pimpant de sa flore encorbeillée de keepsake, plongeait sous les hauts ombrages opulents, brodés de roulades sonores, d'un gazouillis d'oiseaux de riches. Plus loin, nous retrouvions les fleurs sauvages de notre île, les ramures folles, les saules grisonnants et tordus ou bien quelque vieux moulin, haut comme un château fort, avec sa passerelle verdie, ses grands murs irrégulièrement percés et sur le toit chargé de pigeons, de pintades, un frisson continu d'ailes que la grosse mécanique semblait mettre en mouvement... Et le retour au fil de l'eau, en chantant de vieux airs de nature ! Des cris de paons sonnaient sur les pelouses vides ; au milieu d'un pré, on voyait la petite voiture du berger qui ramassait au loin ses bêtes pour le parcage.

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