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SAU LAN

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de soulever le sac plein avant son immersion et, quand il est dans l’eau, comme il perd alors une notable portion de son poids, il suffit, pour le soutenir, du fil de chanvre fin ou du fil métallique. Le sac arrive ainsi au fond et on règle la longueur du fil qui le supporte de façon à ce que, selon la profondeur de l’eau, le flotteur flotte librement à la surface. Après quelques heures d'immersion, la cartouche soluble est dissoute et l’intérieur du sac est en libre communication avec l'extérieur, mais le sac reposant au fond sur son ouverture, le sable ne s’en écoule pas. IL n’en est plus de même lorsque, les opérations terminées, on le redresse en exerçant un effort sur la corde. L’ouverture se découvre, le sable sort, le sac se vide et rien n'est alors plus facile que de le ramener à bord. Il suffira de le remplir de nouveau et de remettre une nouvelle cartouche dans l’ajutage pour être en état de recommencer l’opéraüon et de fixer une nouvelle station temporaire.

B. — Lithologie.

a) CoNsIDÉRATIONS GÉNÉRALES. — La lithologie océanique a pour objet principal d’où découle tout le reste, la confection de la carte lithologique du lit de l'Océan. Ces documents sont, pour la mer, l'équivalent des cartes géologiques continentales : en outre de l'intérêt qu'ils présentent au point de vue actuel, ils offrent l'explication la plus claire de la genèse des anciennes couches marines aujourd'hui exondées et qui furent, il y a des milliers de siècles, les lits d'océans disparus. Ils ne sont pas moins utiles aux sciences appliquées. Le commandant de Roujoux à montré les services qu’ils pouvaient rendre à la navigation à la surface ; la navigation sous-marine en a encore plus besoin et, quant aux pêches, une des causes les plus évidentes de leur état de malaise est certainement l'ignorance regret-

table dans laquelle se trouvent les pêcheurs français de la

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constitution lithologique des terrains où s'exerce leur industrie.

La lithologie sous-marine s'appuie sur l’analyse de fonds dont il faut d’abord recueillir des échantillons, et comme les instruments servant à ces investigations ne pénètrent que de quelques décimètres dans le sol immergé, on est forcé de se borner à étudier des dépôts tout à fait superficiels et, par conséquent, de formation actuelle dans le sens géologique du mot. L’échantillon est classé d’après son analyse, de sorte que le nom qu’il porte en établit à lui seul la nature.

On trouvera énoncés ailleurs (1) les principes et les détails des procédés de l’analyse des fonds. Il suffira de mentionner ici qu’une classification lithologique, devant être générale et s'appliquer aux fonds de l'Océan tout entier quelle que soit leur situation géographique, est forcée d’être indépendante de toute considération locale, de rejeter tout caractère provenant de la présence ou de l’absence d'êtres vivants et, par conséquent, de rester purement lithologique et telle que tous les caractères distinctifs soient trouvés dans l’échantillon lui-même.

Le nom d’un fond est la conséquence de son analyse mécanique consistant en une suite de tamisages à travers des tamis à mailles de plus en plus fines et qu’on désigne par leur numéro qui est le nombre de mailles de leur tissu par pouce (27 mm) de longueur à sec. Ces opérations sont d’abord effectuées dans l’eau et recommencées à sec afin de donner des indications définitives. On isole les diverses grosseurs de grains dans des capsules de porcelaine, on les sèche et on les pèse chacune séparément. On les observe à la loupe et au microscope et même, bien qu'elles ne soient

(4) J. Thoulet, Précis d'analyse des fonds sous-marins. Chapelot, éditeur, Paris, 1908.

ps)

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