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che, étant bien entendu, d'ailleurs, que le foyer essentiel de la cystile élait le diverticule ourachal que présentait sa vessie. On se décida, sur ce diagnostic, à lui faire une laparotomie médiane, au moins exploralrice. Je la pratiquai, le 22 janvier, sous anesthésie à l'éther (assistant : Docteur Mikulicz) : Incision médiane, ombilicopubienne. Je remarque que le pannicule adipeux fait complètement défaut; je Lombe sur un feuillet aponévrotique mince et la ligne blanche; la paroi abdominale est épaisse de 3/4 de centimètre. Iln'y a point trace de muscle. L'ayant écartée, je découvre une couche gris rougeâtre, parcourue par des vaisseaux, que je reconnais après exploration à la sonde et après m'être demandé s'il ne s'agissait point des muscles grands droits atrophiés pour la paroi vésicale antérieure. Cette paroi vésicale adhère à la paroi abdominale sur un espace grand à peu près comme la main, et la cavité péritonéale n'est atordable qu'en dehors de cette zone d'adhérence. Je décolle la vessie à la sonde et au bistouri; l'organe se présente comme une masse volumineuse, fusiforme, dont le sommet se prolonge dans un pédicule, gros comme un crayon, long de 3 à 4 centimètres, qui va s'attacher à la face profonde de l'ombilic. Ce pédicule est sectionné et pincé, il se présente sur la surface de section comme un cordon plein, rond, de couleur blanche, formé d'une série de couches concentriques, sans trace de lumière. En écarlant la vessie à droite, la paroi abdominale à gauche, je trouve sur l'arcade crurale, près de l’orifice interne du canal inguinal, le Lesticule gauche, d'aspect normal. Du côté droit, à la place symétrique, je ne trouve point de testicule, mais un cordon, qui est probablement le canal déférent et en arrière duquel descend l'uretère légèrement contourné, gros comme le pelit doigt.
On ne trouve pas de diverticule de Meckel. Le mésocæcum est très long. La palpatlion de l'estomac ne montre rien d'anormal. Celle de la paroi abdominale montre l'amincissement étonnant de sa portion latérale et inférieure, Derrière le testicule gauche, profondément, dans la fosseiliaque, on trouve une masse sacciforme, flasque, grosse comme un verre de lampe que l'on prend d'abord pour un rein avec hydronéphrose, d'autant mieux.que la compression de cette masse
détermine l'écoulement d'urine par une sonde placée dans l'urètre,
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Mais en libérant ce sac, on le reconnaît pour l'uretère distendu: on s'aperçoit, en remontant vers le rein, que sa partie supérieure est presque normale; enfin, on trouve le rein lui-même, petit, à sa place normale. Le rein droit a, au contraire, un volume double du volume normal. La libération de luretère gauche ne peut être poursuivie jusqu à la vessie; aussi se décide-t-on à l'aboucher dans celle-ci, le plus haut possible. Le bout vésical de l'ouraque est retourné et enfoncé dans la vessie. L'urelère gauche est alors, sans être ouvert, fixé par sulure à la face latérale de la vessie. La paroi abdominale est refermée de l'extrémité supérieure à la moitié de l'incision. Le périloine est suluré sur la vessie et sur l'uretère, de telle manière qu'une surface de vessie grande comme une pièce de 5 marks, et la partie de l'uretère attirée sur cette surface restent extra-péritonéaux. L'uretère est alors ouvert facilement, puis la vessie plus difficilement, étant donnée la grande épaisseur de sa paroi (1 cent. 1/2), un peu à gauche de la ligne médiane; suture de la muqueuse au catgut, de Ja musculaire et de la séreuse à la soie. On place une mèche de gaze iodoformée au niveau de cette suture, une autre, profondément, derrière la symphyse; on sulure la peau jusqu'à 4 centimètres au-dessus de la symphyse. Pâte de zinc, gaze iodoformée, coussin de ouale, diachylon gommé. Sonde de Nélaton à demeure. Les suiles opéraloires peuvent se résumer ainsi : Relâchement progressif, à partir du 28 janvier, du tamponnement, qui est supprimé le 4 février. Le 31 janvier, infillralion des corps caverneux, qui nécessite le maintien de la sonde à demeure et qui disparaît après application d'une vessie de glace, enveloppements d'acétale d'alumine liquide et injections de nitrale d'argent. Le 23 février, le malade se lève. Jusqu'au 20, la lempéralture se maintint à 38 degrés, avec quelques rares ascensions jusqu’à 39°8. L'urire, jusqu'au 30 janvier, fut sanglante, mais reprit alors les caractères qu'elle avait avant l'opération : trouble léger, pus avec cellules épithéliales.
Dans la suite, survinrent quelques incidents; après une période d'apyrexie d'une semaine environ, pendant laquelle, sans devenir tout à fait normale, l'urine s'éclaircit progressivement, apparurent des poussées thermiques, avec frissons plus ou moins élevés; l'une d'elles atteignit 40°4 durant un à deux jours. L'urine devint plus
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lrouble, déposa une couche jaunâtre de un à trois travers de doigt, constituée uniquement par des globules de pus.
Voici l'ordre de ces poussées :
20 au 26 février : Apyrexie.
26 février : Poussée thermique à 38°6.
27 février au 8 mars : Apyrexie.
8 mars : Frisson, 4001.
9 mars : 39°2, 39°7, 3804, 39°8. L'urine se trouble. 10 mars : Le pus est très abondant.
11 au 18 mars : Apyrexie.
18 mars : 37°7.
19 mars : 38°8. L'urine se trouble.
20 au 24 mars : Apyrexie.
25 mars : Frisson, 39°2.
26 mars : L'urine se trouble.
27 mars : Apyrexie. :
Leur évolution fit conclure que, malgré le réabouchement de l'uretère gauche, il s'étuil formé une espèce de soupape qui, périodiquement, s'ouvrait et vidait une pyonéphrose. Toute thérapeutique chirurgicale nouvelle semblant inulile, le malade fut renvoyé chez lui, à Ja fin du mois, avec des prescriplions appropriées.
Il revint nous voir sur notre demande. Les symptômes fonctionnels n'élaient point modifiés. L'urine déposaitl Lloujours une quantité de pus, plus ou moins grande; des frissons survenaient toujours, pas intervalles. L'examen, praliqué le 4 juin, donna les renseignements suivants : La forme de l'ombilic s'est modifiée; il s'est élevé vers l'appendice xiphoïde el remonte encore lorsque le malade, étant couché, essaie de s'asseoir: ilse présente comme un replitriangulaire, à sommet supérieur effilé. Au niveau de l’ancien tamponnement, petite éventration. L'urine contient des leucocytes et des cellules épithéliales, innombrables. Le 19 juin 1902, examen cystoscopique. La colonne que l’on trouvait, dans le premier examen, sur la paroi antérieure de la vessie, à disparu; le diverticule du sommet vésical est remplacé par une dépression ovalaire, à grand axe (ransversal. Les orifices ureléraux ne sont plus dans le prolongement l'un de l'autre, mais forment un angle obtus. Sur la paroi latérale gauche, un peu au-