‹ Insuffisance Cognitive: Des Muscles AbdominauxChapitre 38 sur 58 · ER 2 4 IA · texte numérisé non relu

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Étude microscopique. — Elle a été faite seulement par Thatcher et Dupérié. Thatcher insiste surtout sur le développement dans la paroï vésicale du tissu fibreux qui semble former deux couches importantes, sous-péritonéale et sous-muqueuse, s’envoyant des anastomoses à travers la couche musculeuse. Il faut ajouter que la muqueuse présente des lésions de cystite. Dupérié trouve une image analogue : prolifération considérable du tissu fibreux qui, par endroits seulement, mais alors d’une façon très marquée, morcelle et dissocie les faisceaux de la couche musculaire. [ei, point de lésions de cystite. Il est regrettable que les autres vessies « hypertrophiées » n'aient point été examinées au point de vue histologique, car on peut se demander, en présence de cette double constatation, s’il ne s'agit pas, non d’une hypertrophie vraie, produite par une augmentalion de volume des fibres musculaires vésicales, telle qu'on l’observe dans l'hypertrophie cardiaque, mais d’une hypertrophie apparente produite par un épaississement fibreux de la paroï vésicale.

b) Malformations accessoires. — La situalion abdominale de la vessie est signalée dans toutes les observations, sauf celles de Bolton (qui ne parle point de la vessie) et de Dupérié. Elle est particulièrement marquée dans le cas de Guthrie, où son sommet adhère à la face profonde de lombilie, dans les cas de Thalcher et de Stumme.

L'agrandissement du sommet de la vessie aux dépens de la portion proximale de l'ouraque est signalé par Thatcher, par Stumme (dans le cas de qui l'examen cysloscopique montre que le sommet de la vessie remonte très haut, sous forme d'un diverticule, dont le fond n’est point visible), par Guthrie (dans le cas de qui le sommet de la vessie remonte jusqu'à l'ombilic), par Hall (fistule ombilico-vésicale).

Le raccourcissement de l'ouraque est la conséquence de cet agrandissement et lui est proportionnel. L'ouraque, très diminué dans les cas de Stumme (4 centimètres), de Thatcher (1 cent. 2), est réduit à rien dans les cas de Guthrie et de Hall.

Etude microscopique. — Elle à élé faite par Dupérié, qui a constaté que la lumière de l’ouraque élait libre et se présentait

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sous la forme d'une cavilé étoilée limitée par une paroi mucoïde à revêlement périphérique fibreux.

B. Uretères. — Dans tous les cas accompagnés d'autopsie, sauf celui de Frôhlich {qui ne mentionne pas l’état des uretères) et dans celui de Stumme, les uretères sont malformés.

Cette malformalion est unilatérale dans le cas de Garrod et Davies. Elle est bilatérale dans tous les autres cas.

a) Etude macroscopique. — Dilatalion simple ou dilatation et hypertrophie sont, comme pour la vessie, les malformations essentielles. Au lieu de produire, comme dans la vessie, une

augmentation de volume et d'épaisseur régulière, elles produi-

sent des coudures, des courbures, des sinuosités dont l'ensemble donne à l'uretère l'aspect d’anses inteslinales.

Celte augmentation de volume est considérable; dans plusieurs cas, l’uretère est pris pour le gros intestin ; dans d'autres, où elle est moindre, pour l'intestin grêle.

La perméabilité des urelères est parfaite, d’un bout à l'autre, dans tous les cas.

L'orifice uretéro-vésical semble normal et admet une sonde normale dans tous les cas; seul Bolton signale que cet orilice est {rop étroit comparé à l'uretère dilaté, qu'il est, de plus, entouré d’une masse de tissu qui semble plus dense que dans le reste de la paroi vésicale. IE faut rappeler que c'est précisément dans ce cas de Bollon que la vessie semble indemne et que la dilatation de l'arbre urinaire supérieur parait commencer aux orifices ureléro-vésicaux,

b) Etude microscopique. — Faite par Dupérié, montre les modifications profondes de la paroi uretérale, où les couches musculaires sont difficilement reconnaissables, où le lissu fibreux, par contre, tient une place prépondérante.

C. Bassinets et calices. — Leur participalion au processus général d'hypertrophie et de dilatation est signalée dans plusieurs observations.

D. Reins. — a) Etude macroscopique.— Lie processus d'hypertrophie et de dilatation, très accentué au niveau de la vessie et des uretères, moins marqué au niveau des bassinets et des

calices, est très atténué au niveau des reins. Point d'uronéphrose considérable.

Pour Bolton et Parker, les reins sont volumineux. Pour Guthrie, ils sont congeslionnés et présentent de petils abcès de nature inconnue (l'auteur ne signale point d'inflammalion des voies urinaires sous jacen{es).

Seuls Thatchere et Dupérié signalent que les reins ou un des reins présentent des lésions d'uronéphrose nettes, mais légères, puisque ces organes sont à peine augmentés de volume ou même plus pelits que normalement.

b) Etude microscopique. — Elle à été faite par Bolton et Dupérié. Dans les 2 cas, la sclérose rénale était très accenltuée. Mais dans le cas de Bollon, elle semble plutôt parenchymateuse : les glomérules sont altérés à des degrés divers, allant jusqu’à la sclérose complète. Dans le cas de Dupérié, elle semble plutôt interstilielle : les glomérules sont peu allérés, leur cavité est intacte, parfois élargie, la réaction fibreuse intraglomérulaire ne paraît pas considérable. Par contre, les tubes urinifères étoutfés par le tissu conjonctif sont ou complètement alrésiés ou, au contraire, dilatés et microkystiques.

E. Urètre. — Slumme signale J'élroilesse du méat urinaire qui dut être débridé pour permettre le passage du cystoscope. Hall mentionne un très léger phimosis et ajoute que lurètre est perméable et admet une sonde de calibre normal. Dans tous les autres cas, l’urètre est parfaitement perméable. Point de rétrécissement, point de valvule en particulier.

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