‹ Insuffisance Cognitive: Des Muscles AbdominauxChapitre 44 sur 58 · RU UE · texte numérisé non relu

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remontant plus ou moins haut, qui fait penser à un globe vésical distendu. La paroi abdominale est extrêmement flasque et semble très amincie; il est facile de la pincer et de la plisser en tous sens.

La palpation du ventre, tout à fait indolore, est d’une facilité extraordinaire; pas de résistance, sauf au niveau de la région épigastrique et de la partie supérieure des muscles grands droits; on peut parcourir la cavité abdominale dans tous ses recoins, plonger sans peine jusqu’à la colonne vertébrale, insinuer les doigts entre le rebord costal et Ie foie, aller sentir sur place les mouvements du diaphragme, palper les reins. On coustale une plose généralisée des viscères pleins. On trouve au-dessus du pubis une masse fusiforme (déjà signalée à l’inspection du ventre), de consistance ferme, qui semble reliée à la face profonde de l'ombilic et qui diminue de volume pendant la miclion : c'est la vessie. Dans les flancs, on peut sentir, de chaque côté, une espèce de boudin plus ou moins régulier, plus ou moins consistant, l’uretère. |

La percussion du ventre donne du météorisme; il n'y a point d’ascile.

L'examen du ventre pendant le cri, la toux, montre l'absence de contraction généralisée de la paroi; la région sus-ombilicale se déprime sous les fausses côtes, tandis que la région sousombilicale, dans son ensemble, se gonfle démesurément.

Les réflexes abdominaux supérieurs et inférieurs sont nuls.

Les troubles fonctionnels sont à peu près nuls tant que le petit garçon ne marche point; pas de troubles de la miction, pas de troubles digestifs en dehors d’une certaine tendance à Ja constipation.

£xamen des autres parties du corps. — Le petit garçon est cryplorchide ; les bourses, en apparence, pormales, sont vides et les testicules ne peuvent êlre retrouvés. Point de phimosis. Point de rélrécissement ni de malformation de l’urètre.

Du côté du thorax, on trouve souvent une déformation caractéristique; le thorax est resserré, projeté en avant; le sternum est proéminent comme un bréchet de gallinacé,

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La recherche systèmalique d'autres malformations est, en général, négalive, ou bien on en trouve de si variées, de si inconstantes et de si éloignées de celles qui nous ont d'abord frappé qu'on doit les attribuer au hasard d'une coïncidence.

L'état général est excellent en dehors d'affections surajou tées,

Il. Autres types cliniques.

À. Insuffisance congénitale associée, telle qu’elle se présente chez l'enfant plus âgé, l'adolescent ou l'adulte, — Le tableau clinique se modifie et s'enrichit :

a) L'absence plus ou moins complète des muscles abdominaux peut être mise en relief par la série des épreuves suivantes faites sur un sujet couché :

1° Faire respirer profondément le malade : Dans l'expiration forcée, la contraction abdominale totale normale fait défaut. Elle peut êlre nulle; 1] se produit alors, d'une part, comme une aspiralion sous-costale de la région sus ombilicale qui se rétrécit et chasse vers le bas son contenu viscéral; d'autre part, et par contre-coup, un gonflement démesuré de la région ombilicale. Elle peut êlre partielle; la contraction se fait en des zones ou suivant des lignes variables ; les régions non contraclées se gonflent ;

2 Faire crier et tousser le malade : Mêmes résullats que dans l'épreuve précédente, plus brusques et plus marqués;

3° Faire asseoir le malade sans intervention des mains : Mouvement impossible, sauf dans le cas de conservation complète des muscles grands droits;

4 Faire fléchir le bassin, les deux membres inférieurs étendus et parallèles, en s'assurant que le sacrum est bien soulevé audessus du plan du lit : mouvement impossible ;

5° l'aire exécuter les mouvements de rotation, plus particuliers aux muscles obliques (mouvements assez difficiles qui exigent une certaine intelligence du sujet) :

a. Le malade étant étendu, les coudes de chaque côté du corps, les mains croisées sur le creux épigastrique, lui demander

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de soulever sa hanche gauche, puis sa hanche droile, en se servant uniquement des muscles de son ventre, mouvement impossible en cas d'absence des obliques ;

8) Lui demander de soulever son rebord costal gauche, puis son rebord costal droit en se servant toujours uniquement des muscles de son ventre, mouvement impossible dans les mêmes conditions.

b)L'examen cystoscopique de la vessie devient possible et permet d’avoir des renseignements plus précis sur l'augmentation de volume de cet organe, la forme et ies dimensions du «iverticule supérieur, l'abouchement des uretères.

c) Les troubles fonctionnels, à peu près nuls tant que le malade ne marche pas, apparaissent dès qu'il commence à se tenir debout. La splanchnoplose se développe avec toutes ses conséquences ; à l'occasion des courses rapides ou simplement de la marche prolongée, le malade présente des crises douloureuses abdominales violentes; il doit renoncer à tout exercice violent ou rapide; il marche lentement, avec de grandes précautions pour ne pas secouer son ventre : c'est un demi-impotent. D'autre part, les ptoses gastrique, intestinale, rénale, hépatique entraînent des troubles variés et plus où moins marqués. Le tableau clinique change complètement; le sujet, à 6 mois, était un simple anormal avec une paroi abdominale malformée, sans troubles fonctionnels ni modifications de l'état général ; à 15 ans, ilest un malade compliqué avec une splanchnoptose considéra ble avec des troubles fonctionnels graves; l'état général est touché. |

d) La puberté est-elle modifiée par la cryplorchidie? La glande interstitielle s'atrophie-t-elle, comme le fait semble assez fréquent dans les ectopies aussi hautes. Aucune observation ne nous renseigne sur ce point. En tout cas, le jeune homme est cerlainement stérile.

B. Insuffisance congénitale pure. — Celte forme clinique, où il n'y à point de malformations urinaires ou génitales associées à l'insuffisance des muscles abdominaux, peut s'opposer aux formes précédentes. Elle semble plus rare. Le cas de Frôhlich nous en fournit un bon exemple.

C. Formes cliniques diverses. — On peut décrire des insuffisances généralisées, localisées, intéressant plus particulièrement les muscles droits, intéressant surtout les muscles latéraux, elc. Cest sans grand intérêt.

D. Y a:t-il une forme légère de l'insuffisance musculaire abdominale congénitale ? — Les observations que nous possédons ne signalent que les formes accentuées, celles qui frappent les parents d'abord, le médecin ensuile. [Il y aurait un gros intérêt à dépister les formes légères qui, actuellement, passent inaperçues et à savoir s'il n'y a pas à la base de certains cas de splanchnoptose et sous les « faiblesses de la paroi abdomipale » une insuffisance congénitale de la sangle abdominale. Recherche longue et délicate, toute à faire, sur laquelle nous ne pouvons, pour le moment, qu'atlirer l'attention des cher cheurs.

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