CHAPITRE III
DE l/iaTUITIOS EN MORALE
Vains efforts qu'on a faits à notre époque pour fonder la morale sur des données uniquement intuitives. — 1" Vidée de devoir dépasse l'intuition et par son fondement et par son objet : formalisme de Kant, Morale des idées-forces de M. A. Fouillée. — 2° Le sujet moral déborde également les limites de l'intuition. Il implique trois éléments principaux : la délibération sans laquelle il n'y a plus de décision ; le souvenir sans lequel il n'y a pas de responsabilité; Vacte libre sans lequel la morale n'est plus qu'un rêve. Or, chacun de ces faits de conscience suppose un principe métaphysique en dehors duquel il ne se conçoit pas. — 3** // faut qu'il y ait une harmonie finale des choses où la justice ait le dessus. Cette harmonie, la terre ne la produit pas; elle ne la produira jamais : critique du positivisme et de l'évolutionisme. C'est dans l'au-delà que la morale trouve son principe de vie. — Par conséquent, les concepts fondamentaux de l'éthique ne se constituent qu'en enveloppant quelque chose d'autre que le donné; il n'y a pas de morale purement positive. — 4* La vie morale. — Ce qu'elle est. — Par quel ensemble de procédés elle se développe. — Comment elle se prolonge dans l'inconscient, et par son idéal, et par le trésor d'énergie qui la constitue 161